Militaire de carrière, Jean JASSURMALIN
est plutôt du genre, vous vous en doutez, à respecter les règles. Conséquence,
il peut être satisfait de lui, de sa bonne conduite en tout cas. De fait, l'année
touche à sa fin, et pour lui : pas un point de moins sur son permis de conduire,
pas un excès de vitesse, pas un feu rouge brûlé (ni même un passage à l'orange),
bref pas un PV, même pas pour un dépassement d'horaire de stationnement en
centre-ville. Et bien sûr, côté assurance, de nouveaux bonus en
perspective !
Et puis voilà qu'hier, en fin d'après
midi, alors qu'il rentrait tranquillement chez lui, pof, un accrochage. Assez
sérieux. A priori un refus de priorité. Une voiture qu'il n'a pas vu venir.
Heureusement, pas de dégâts corporels pour les conducteurs mais des voitures
endommagées, des ailes pliées, des portières enfoncées et des capots drôlement
tordus.
Résultat ? Je vous le donne en
mille ? Résultat : constat !
L'occasion de vous redonner quelques
conseils lorsque vous êtes, vous aussi, amené à remplir un constat amiable suite
à une collision. Entendez par constat, un formulaire généralement délivré par
votre assureur, dont le but est d'établir de façon précise et détaillée les
circonstances du sinistre.
Alors déjà, règle N°1, quoiqu'il
advienne, que vous soyez pressé, fatigué, voire un peu sonné par le choc, ne
laissez jamais à l'autre conducteur le soin de remplir la partie du constat qui
vous concerne. Et bien entendu, ne signez rien en bas de la page si vous n'y
avez pas vous-même porté vos propres informations et remarques.
Plus concrètement maintenant, que
devez-vous inscrire sur ce constat ? Commençons par la partie recto, la
plus importante. Là, vous devez déjà remplir la colonne qui vous est
réservé : nom, prénom, numéro d'immatriculation, compagnie d'assurance,
etc?
Ensuite, vous devez cocher les cases en
vertical pour déterminer les responsabilités, et décrire, d'une part à l'aide du
croquis, et d'autre part par vos annotations, les circonstances de l'accident.
Si vous ne partagez pas la version de
l'autre partie, indiquez-le dans le cadre « observation ». Par
ailleurs, ne cochez aucune case si les situations indiquées ne reflètent en rien
la vôtre. Sachez d'ailleurs au passage qu'une fois cochées, les cases prévalent
généralement sur le croquis. Enfin, pour plus de crédit encore, n'hésitez pas à
joindre tous les témoignages des personnes qui ont assisté à la collision. Notez
également leurs coordonnées.
En ce qui
concerne « les dégâts
apparents », si vous avez du mal à les estimer, complétez par, je
cite : « sous réserve des dégâts matériels et mécaniques non
observés ».
Une fois cette page remplie et signée
par les deux parties, ne faîtes plus de corrections. Le risque ? Vous
soupçonner de fraude !
En revanche, vous pouvez remplir
tranquillement chez vous le verso du constat et y apporter d'autres précisions,
bien que celles-ci auront moins de valeur.
Enfin dernier conseil, s'il s'agit d'un
tout petit sinistre, interrogez-vous sur l'intérêt que vous avez ou non à le
déclarer. Pourquoi ? Parce que dans certains cas, la franchise peut être
supérieure aux coûts de la réparation. Et puis bien sûr, si vous êtes en tort :
adieu les bonus, bonjours les malus !