Publié le 07/11/2011
- Source : Le Monde
Comme la National Basketball Association (
NBA) américaine fait relâche pour cause de
lockout, les
joueurs français sont rentrés au bercail. Parmi eux, Tony Parker, Nicolas Batum et Ronny Turiaf qui se sont affrontés ce week-end. Reste qu’au-delà de l’aspect sportif, la paralysie de la NBA impose de souscrire des
assurances onéreuses.
Le retour au pays des joueurs français
En attendant la reprise de la NBA, des joueurs évoluant habituellement outre-Atlantique ont décidé de quitter les Etats-Unis pour l’Europe ou des destinations plus « exotiques ». Ou comment garder la forme et un salaire en endossant un autre maillot.
Mais quid de l’
assurance ? Car, il suffit qu’une
blessure se produise durant le lockout pour mettre en péril le contrat NBA paraphé par ces joueurs. Sont notamment concernés
sept basketteurs français :
• Tony Parker qui est passé des San Antonio Spurs à Lyon-Villeurbanne,
• Ronny Turiaf des New York Knicks à Lyon-Villeurbanne
• Nicolas Batum des Portland TrailBlazers à Nancy
• Boris Diaw des Charlotte Bobcats à Bordeaux
• Ian Mahinmi des Dallas Mavericks) au Havre
• Kevin Séraphin des Washington Wizards à Vitoria
• Pape Sy des Atlanta Hawks à Gravelines
Une assurance perte de chance
Une obligation d’assurance qui représente un coût non négligeable. Ainsi, parmi les sept Français cités, l’on retiendra les cas de Nicolas Batum et Tony Parker :
• pour le joueur des TrailBlazers, l’assurance coûte 100 000 euros pour trois mois
• pour le joueur des Spurs, l’assurance représente un coût de 190 000 euros
Une différence de prix qui s’explique par le statut de ces deux joueurs. Alors que Tony Parker évolue depuis 2002 du côté de San Antonio, Nicolas Batum vient d’arriver chez l’oncle Sam et ne dispose que d’un contrat « rookie ». C’est à l’été 2012 qu’il négociera son premier gros contrat à moins qu’il ne se blesse durant ses matches français.
C’est pourquoi l'ailier des Bleus a souscrit une assurance perte de chance qui, en cas de blessure grave, lui garantit de percevoir des revenus au cours des 5 prochaines années.