Le gouvernement souhaite arrêter la prime à la casse sans provoquer une trop forte baisse des ventes de voitures
Le gouvernement cherche un moyen d'arrêter de manière progressive la prime à la casse, qui a permis au secteur auto d'amortir le choc de la crise. En effet, les constructeurs automobiles craignent que la fin programmée le 31 décembre n'entraîne une forte baisse dans les ventes. De son côté, le gouvernement, qui pense que le dispositif va coûter beaucoup plus cher que les 220 millions d'euros prévus, ne veut pas dévoiler trop tôt ses intentions pour ne pas perturber les ventes et prône la prudence sur l'après "prime à la casse".
La prime à la casse, un avantage pour ceux qui polluent moins
Instaurée en France en décembre 2008, la prime à la casse permet à l'acheteur d'une voiture particulière neuve n'émettant pas plus de 160 grammes de CO2/km ou d'un utilitaire léger neuf, de bénéficier d'une prime de 1.000 euros s'il remet à la destruction un véhicule de plus de dix ans. La prime, aidée par le bonus écologique, a soutenu le marché auto. Selon le CCFA, environ 20% des immatriculations de voitures neuves depuis le début de l'année sont liées à ce dispositif.
AFP
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