Le secteur de l’assurance privée serait en peine, notamment dans la branche automobile en Algérie. La raison ? Les banques favoriseraient les assurances publiques. Certains pointent du doigt le gouvernement algérien qui chercherait à
limiter le développement de l’assurance privée à travers les banques. Explications.
Les banques algériennes responsables des pertes de l’assurance privée ?
Selon la source tsa-algerie.com, les banques publiques algériennes refuseraient les avenants de subrogation des compagnies privées.
Seules les assurances publiques souscrites par les clients des banques sont acceptés.
Le secteur assurantiel privé dont fait notamment partie la compagnie Alliance Assurance perd ainsi de nombreux contrats. Une situation non réglementée qui empêche pourtant le secteur privé de se développer.
Être confiné à l’automobile, un danger pour le secteur privé
Cette situation contraint les assurances privées à se confiner au seul secteur automobile, plutôt concurrentiel. Les autres branches de l’assurance parfois plus rentables ne leur étant plus accessibles.
Malgré un secteur automobile très porteur en Algérie, une guérilla des tarifs d’
assurance automobile fait rage :
« les assureurs publics proposent des réductions allant jusqu’à 80 %. C’est intenable » explique le porte-parole d’une assurance privée. Et comme tout secteur concurrentiel,
les tarifs ont tendance à baisser tandis que dans un même temps les sinistres autos importants sont à la hausse (notamment le nombre de morts sur les routes algériennes).
La pérennité des assurances privées d’Algérie se trouve donc en danger. Alors, concurrence déloyale ou loi du marché ?