Après la plainte d’une association de consommateurs française concernant l’
assurance credit : le Conseil d'Etat tranche en faveur d'UFC-Que Choisir. Si cette décision est en faveur des consommateurs, il se pourrait qu’elle soit
une double peine pour les banques et les assureurs. Condamnés à « rembourser » 16 milliards,
leurs notes sont menacées par l’agence de notation Moody’s, selon le site
zonebourse.com.
Une décision en faveur des emprunteurs français
Le Conseil d’Etat a tranché : les emprunteurs français pourront
réclamer leurs parts de bénéfices émanant des contrats d’assurance credit dans le cadre de prêts immobiliers ou de crédit à la consommation souscrits avant 2007.
C’est en tout 16 milliards d’euros que les assureurs doivent redistribuer aux emprunteurs. La démarche de réclamation ne se fera pas au nom collectif mais individuellement. Toutefois, l’association a annoncé développer des outils pour faciliter ces démarches.
Les notes des assureurs menacées par Moody’s
La décision du Conseil d’Etat pourrait bien représenter
une double peine pour les assureurs. En plus de redistribuer les 16 milliards d’euros indûment conservés, les assureurs et les banques possédant une filiale importante d’
assurance pourraient bien
voir leur note baisser.
Selon l’agence de notation, les « revendications qui pourraient atteindre 16 milliards d'euros » constituent un critère suffisant pour abaisser la note de ces sociétés. Selon le site zonebourse.com, Moody’s aurait cité des noms tels que Crédit Agricole, BNP Paribas ou encore Axa France Vie.
Une perspective négative pourrait donc bien tomber sur ces assureurs malgré le fait peu probable que les 16 milliards d’euros soient réclamés dans leur totalité par les emprunteurs.
Le mot d’Assurland : pour info, une
assurance emprunteur est souscrite pour couvrir les risques inhérents au remboursement d’un crédit. Sans aucun incident de mensualité, UFC-Que Choisir estime que les emprunteurs devraient récupérer une partie de leurs primes versées tout au long du crédit (les fameux 16 milliards d’euros !)