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Radars privatisés : comment ça marche ?

Publié par David Quadrado le 24/12/2017 à 08:54

Radars mobiles embarqués : que risquez-vous en cas d'excès de vitesse ?

A l’heure actuelle, ce sont les forces de l’ordre qui sont responsables des radars mobiles embarqués. Toutefois, cela devrait changer très prochainement. En effet, le gouvernement souhaite que ce soient des entreprises privées qui se chargent de cette mission. D’ailleurs, un appel d’offres a été lancé en ce sens. Etat des lieux.

Où les radars embarqués privatisés sont-ils déployés ?

Les entreprises privées retenues pour l’utilisation des radars privatisés doivent utiliser le parc existant de voitures radars. Toutefois, ces véhicules motorisés doivent faire l’objet d’une modification préalable pour que le dispositif fonctionne de façon totalement autonome. Le rôle de l’agent agréé se limite à l’activation ou à la désactivation du système radar. Autrement dit, il ne se charge par du contrôle à proprement parler.

Selon Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité, les premiers contrôles réalisés par une entreprise privée doivent avoir lieu en décembre 2017, en Normandie. D’ailleurs, c’est dans cette même région que des tests ont été lancés début 2017 pour l’homologation des véhicules de contrôle. Ces radars mobiles privatisés doivent être déployés progressivement à tout l’Hexagone.

Quels modèles de voitures embarquent des radars mobiles ?

Si l’on s’intéresse au parc actuel de véhicules équipés de radars mobiles embarqués, l’on trouve notamment les modèles suivants :

 

Du côté des entreprises privées choisies pour réaliser les contrôles à l’aide de ces radars mobiles, la mission de leurs salariés se limitera à activer le système radar et à conduire le véhicule. Une fois le dispositif déclenché, il flashe automatiquement les véhicules contrevenants. D’ailleurs, la personne en charge de ces contrôles ignore quel véhicule a été flashé ainsi que le nombre des voitures et deux-roues concernés. Il en va de même pour l’entreprise qui l’a recruté.

 

 

radar-embarqué

 

 

Faut-il craindre une envolée du nombre des PV ?

En qualité de ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a signalé en septembre 2017 que la verbalisation incombera aux seuls policiers dans le cadre de leur travail de véhicule des infractions avant envoi du procès-verbal (PV) électronique par le Centre national de traitement (CT) de Rennes. Ainsi, les entreprises privées ne prennent pas part au processus de verbalisation des véhicules contrevenants.

Les associations de défense des automobilistes redoutent que le recours au secteur privé se traduise par une hausse du nombre des contrôles réalisés. En effet, alors que les forces de l’ordre ne peuvent consacrer qu’une heure et 15 minutes par jour en moyenne à cette mission en raison d’autres priorités, les agents privés devraient être en mesure d’afficher un temps de roulage de 8 heures par jour. Mécaniquement, le nombre des contrôles et par ricochet celui des verbalisations devraient augmenter en recourant aux entreprises privées.

Quelle rémunération pour les agents privés ?

Toujours en septembre 2017, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a garanti que les entreprises agrées bénéficieront d’une rémunération au forfait.

Plus précisément, selon un contrat que Caradisiac, site web consacré à l’automobile, a pu se procurer, cette rémunération tiendrait compte du nombre de kilomètres parcourus alors que le radar fonctionne et pour les itinéraires arrêtés par les pouvoirs publics. De même, le parcours, le temps de parcours ainsi que les horaires doivent être définis par l’Etat. Enfin, s’il apparaît que le kilométrage prévu n’a pas été atteint ou a été dépassé, des pénalités s’appliquent.

En outre, alors que les associations d'automobilistes redoutent que les chauffeurs soient incités à verbaliser de manière excessive, l’Etat se veut rassurant. Reste à découvrir ce qu’il en sera en pratique.

Quel type de formation pour les agents privés ?

Selon le contrat précité, les chauffeurs qui conduisent les véhicules embarquant un radar mobile doivent bénéficier d’une formation préalable comprenant les éléments suivants :

 

Notez aussi qu’en cas d’excès de vitesse ou de conduite sous l’emprise de stupéfiants ou d’alcool, des pénalités tomberont et cela pourrait même entraîner la rupture pure et simple du contrat signé entre l’Etat et l’entreprise privée.

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