Les tarifs des péages vont-ils augmenter de 8 % en février ?

Publié par Quentin Bas Lorant le 06/10/2022 à 16:38 , Mis à jour le 06/10/2022 à 16:57

Dans un contexte d’inflation marquée (+5,6 % en septembre sur un an selon l’Insee), les automobilistes scrutent avec attention tous les postes de dépenses en augmentation : essence, assurance auto, entretien… Sans oublier le prix des péages ! Après une forte hausse l’année dernière, les craintes d’une nouvelle augmentation sont fondées, mais les pouvoirs publics devraient s’engager à la limiter.

Les tarifs autoroutiers sont corrélés à l'inflation

L’inquiétude est d’autant plus vive que le prix des péages est directement corrélé à l’inflation : quand les prix à la consommation augmentent, les tarifs autoroutiers aussi. C’était le cas en février dernier, quand les prix d’accès au réseau avaient grimpé de 2 % sur les principaux tronçons, suivant ainsi l’inflation du début d’année 2022 (2,9 % en janvier dernier). 

Les sociétés concessionnaires peuvent en effet répercuter jusqu'à 70 % du taux d'inflation sur leurs prix. Si cette logique était suivie, et que l’inflation se maintenait autour des 6 % jusqu’en février, il faudrait s’attendre à une flambée d’au moins 5,5 % l’année prochaine. 

Toutefois, il faut aussi ajouter à la prise en compte de l’inflation l’amortissement des travaux réalisés par les sociétés d’autoroutes sur le réseau. Pour cette raison, lors des récentes discussions avec le gouvernement, les gestionnaires autoroutiers évoquaient plutôt une volonté d’augmenter les tarifs de 7 à 8 % en 2023.

Sur l’un des tronçons ayant subi la plus forte hausse cette année – l’axe Toulouse-Montpellier, sur l’A61, au niveau du péage de Montpellier Saint-Jean-de-Védas – cela signifierait, par exemple, que le tarif de 25,10 euros passerait à 27,11 euros avec une hausse de 8%.

Le gouvernement peut-il s'opposer à une telle hausse ?

Pour l’heure, le gouvernement a annoncé qu’il s’opposerait à un tel relèvement, par la voix de son ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune (le 23 septembre sur Franceinfo) : 

« Je ne peux pas vous dire aujourd'hui le chiffre. On est en train d'en discuter, mais on ne sera pas dans les ordres de grandeur de 7 ou 8% parce qu'on ne peut pas imposer cela au pouvoir d'achat des automobilistes en ce moment ».

Si l’exécutif promet qu’il aura son mot à dire, les automobilistes peuvent aussi espérer que le gel des tarifs sur certains tronçons seront également reconduits. C’est ce qu’avait notamment promis le groupe Vinci cette année sur les 4/5e des trajets de moins de 30 kilomètres, et les 2/3 des trajets de moins de 50 kilomètres dont il a la concession, dans le but de ne pas pénaliser les trajets domicile-travail.

Néanmoins, comme l’année dernière, la hausse se fera d’autant plus ressentir sur les trajets les plus onéreux, même s’ils sont moins fréquents. Les négociations devraient s’étirer jusqu’au 1er février prochain, date à laquelle sont ajustés les tarifs autoroutiers.

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