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18 millions de Français pourraient rester confinés après le 11 mai

Publié par le , Mis à jour le 16/04/2020 à 16:53
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Beaucoup de questions se soulèvent après l'annonce d'une possible date de déconfinement par le président Emmanuel Macron. Ce dernier a estimé avec prudence que le 11 mai pourrait être envisageable. Mais cette sortie du Grand Confinement sera-t-elle la même pour tous les Français ? Invité au Sénat le mercredi 15 avril, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a dessiné quelques tendances.

Les Français les plus âgés pourraient rester confinés après le 11 mai

Lors de sa dernière allocution, le président de la République a annoncé une potentielle date de déconfinement qui a résonné dans l'esprit des Français : le 11 mai. Mais Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, invité ce mercredi 15 avril au Sénat, a prévenu sur quelques conditions. En effet, 18 millions de Français environ ne seront pas déconfinés en même temps que les autres.

Sont concernés par un isolement plus long les personnes âgées de plus de « 65-70 ans », mais également toutes les personnes présentant des pathologies à risques (obésité, insuffisances respiratoires, cardiaques...). « Ce n'est pas un scoop, ces personnes continueront le confinement. Dans quelles conditions, pour combien de temps ? Je ne sais pas », a allégué le président du Conseil scientifique. Il faut encore attendre de « trouver un traitement préventif », a-t-il indiqué.

Et cela s'ajoute aux autres conditions nécessaires à un possible déconfinement le 11 mai. Parmi elles, il y a par exemple la disponibilité suffisante d'un nombre de tests de dépistage pour le COVID-19 et la prise en charge des contaminés ne nécessitant pas d'hospitalisation. « Je suis extrêmement clair : si on n'a pas les pré-requis il faut rester confinés », a-t-il expliqué. Il ajoute : « s'il faut retarder de quelques jours parce qu'on n'est pas prêt, il faudra retarder de quelques jours ».

Un traçage numérique qui nécessiterait beaucoup de moyens

Une autre idée qui avait déjà fait surface a également été rediscutée : la possible mise en place d'un traçage numérique des contacts des nouveaux cas identifiés via une application mobile. Mais plusieurs difficultés s'y opposent. Tout d'abord, certains s'y opposent avec multiples arguments. Le problème du fonctionnement de l'application se pose, mais également celle de la gestion des données personnelles interroge notamment.

Le dispositif nécessite aussi d'importants moyens humains. Jean-François Delfraissy cite l'exemple de la Corée du Sud, qui a très vite mis en place un tel système, épaulé par d'autres mesures telles que des prises de température quasi systématique de la population. Dans la capitale à Séoul, une « brigade de 20 000 personnes » devait assurer la prise en charge des nouveaux contaminés ainsi que le traçage numérique des cas en contact avec ces derniers. « C'est de l'humain qu'il y a derrière. Et on ne l'a pas en France et si on ne l'a pas, ça ne marchera pas », a-t-il affirmé. Il estime à 30 000 l'effectif nécessaire pour cette brigade en France.

Quelques estimations sur les contaminations pour mai

D'après les dernières données, le nombre de contaminations commence à se ralentir progressivement. Toutefois, les analyses font état de « 10 000 ou 15 000 nouvelles contaminations » quotidiennes à partir de la moitié ou la fin du mois de mai, d'après le président du Conseil scientifique. Cet « ordre d'idée » est basé sur le nombre d'entrées en réanimation. « Il faut se mouiller un peu pour qu'on essaie tous d'avoir un petit exercice d'intelligence et de compréhension sur ce qui va être possible et pas possible », a-t-il poursuivi.

En outre, un conseiller de l'Élysée a finalement fait part de ses inquiétudes concernant les personnes en très grande précarité en France, SDF et migrants, au nombre estimé à un million. L'État dispose d'informations très réduite les concernant et en termes de contamination. De plus, d'autres difficultés pourraient déjà survenir, d'après Gilles Pineau, directeur des ESI (espace solidarité insertion) à l'Armée du Salut et directeur adjoint de la Cité de refuge. Il mentionne entre autres « une surreprésentation d'un public souffrant de pathologies mentales et de troubles psychiatriques chez les SDF. Et aujourd'hui, tous les services relatifs à ces problèmes sont fermés, ces gens ne sont plus soignés. Très vite, on risque d'en payer les conséquences », a-t-il insisté lors d'un interview avec Assurland.com

 
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1 RÉACTION
Anglade 20/04/2020 à 12:18
C'est homme est âne qui ,'est ni un scientifique ni un politique, il n'a pas à donner son avis sur le déconfinement. Si dans un foyer de 4 personnes 3 sont déconfinées, il ne sert à rien d'en laisser un emprisonné. Le virus viendra à lui quand même. Mettre un seuil par l'âge pour mettre ou pas des contraventions, n'existe dans aucun pays au monde, même dans les pays totalitaires ou dans les dictatures. Si le pays qui prétend être celui des droits de l'homme, procédait ainsi, la jurisprudence que cela créerait d'autres seuils, comme celui de fixer des seuil de vitesses, ou carrément interdire l'acces aux autoroutes, et bien d'autres choses, en fonctions des âges

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