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Assurance auto et habitation : des cotisations annoncées en hausse en 2022 et 2023

Publié par le , Mis à jour le 27/09/2021 à 15:52

Les premières prévisions sont pessimistes : les tarifs des assurances dommages (auto, habitation) sont d’ores et déjà annoncés à la hausse pour l’année prochaine. C’est le cabinet de conseil Facts & Figures qui donne cette première estimation dans le cadre de son Baromètre Dommages, publié en fin de semaine passé. Pour vérifier si votre contrat subit ou non cette hausse, passer par un comparateur en ligne permet de se faire une idée des tarifs en vigueur en quelques minutes.

Deux hausses attendues en 2022 et 2023

En fin d’année dernière, l’institution avait prévu une hausse de 1% à 2% des cotisations d’assurances auto et habitation. Finalement, à l’issue du premier semestre, l’inflation était un peu moins marquée qu’annoncée. Mais nous avons bien constaté, par exemple, une augmentation des primes d’assurance habitation à la fin du mois de juin dernier, en particulier pour les maisons (+1,6%).

Pour ce qui est de l’assurance auto, les prévisions d’Assurland tablaient sur une stabilité ou une très légère hausse des prix cette année. Pour l’heure, cette stabilité s’est confirmée (+0,2% en moyenne sur les six premiers mois de l’année), mais certains facteurs devraient contribuer à un alourdissement des cotisations en 2022 et encore davantage en 2023.

Cette année, le prix moyen des assurances auto était encore stabilisé par le gel des tarifs décidé par plusieurs assureurs : Maif, Matmut, Mutuelle Fraternelle d’assurance, GMF, AGPM… Un geste financier consenti par les assureurs alors qu’ils étaient pointés du doigt en raison des économies réalisées au cours des différents confinements.

Or, rien n’indique pour l’instant que ces gels de tarifs seront reconduits l’année prochaine. Un risque de voir les cotisations d’assurance auto s’envoler ? Plusieurs facteurs structurels semblent en tout cas aller dans ce sens. En premier lieu, le coût des réparations automobiles, qui ne cesse de grimper. 

Un parc automobile toujours plus cher à couvrir

Le parc automobile français est en effet de plus en plus composé de SUV et de véhicules avec des motorisations électriques et hybrides. Or, ces nouveaux modèles, plus onéreux à l’achat, sont aussi plus chers à réparer, en raison d’un équipement de pointe, et, donc, plus chers à assurer. De même, l’arrivée des voitures Tesla pose un problème similaire, avec très peu de réparateurs agréés.

En plus de la valeur croissante du parc auto, un second élément est à prendre en compte : le coût des pièces détachées, qui explose lui aussi.  Entre 2012 et 2020, le prix de ces pièces a cru six fois plus vite que celui des cotisations d’assurance auto. L’année dernière on constatait une hausse du coût des pare-brises de plus de 5% sur un an, avec une inflation de concert du coût des peintures de la main d’œuvre. 

Pour absorber ces hausses conséquentes, le cabinet prévoit une croissance des primes auto comprise entre 2% et 3% en 2023. Toutefois, on peut espérer que la récente libéralisation du marché des pièces détachées visibles (carrosserie, rétroviseur etc.) puisse faire baisser quelque peu les prix à compter du 1er janvier prochain.

Tension à la hausse sur le prix des assurances habitation

Une autre inquiétude pèse en revanche sur les tarifs des assurances habitation. Comme nous l’avons récemment relayé, plusieurs études pointent une augmentation inévitable des cotisations en raison du changement climatique.

En France, le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles est financé par une taxe sur les contrats d’assurances dommages. Ainsi, si les besoins d’indemnisations augmentent, la taxe sur les contrats devra, elle aussi, augmenter. Malheureusement, à l’heure actuelle, c’est plutôt ce scénario qui se dessine, avec des événements climatiques de plus en plus fréquents et dévastateurs.

La Caisse centrale de réassurance a par exemple calculé qu’entre 2016 et 2020, les catastrophes naturelles ont coûté en moyenne 2,4 fois plus qu’au cours de la première partie de la dernière décennie (2011-2015). Actuellement, le coût des catastrophes naturelles est estimé par l’ACPR entre 1,35 et 1,65 milliard d'euros par an. Et pour maintenir en l’état le régime « cat-nat », l’ACPR prévoit qu’il faudrait augmenter les primes d’assurance de 130% à 200 % sur les 30 années à venir, soit une augmentation annuelle de 2,8 % à 3,7 % sur les contrats d’assurance. L’avis de tempête gronde également sur les contrats d’assurances. 

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