Assurance divers

Assureurs et réassureurs se rapprochent en diversifiant leurs activités

Publié par le , Mis à jour le 07/09/2021 à 18:08

Et si l’activité de l’assurance et celle de la réassurance, autrefois bien distincte, finissait par ne faire plus qu’une ? Cette dynamique de rapprochement semble à l’œuvre depuis quelque temps, à mesure que les assureurs acquièrent des sociétés de réassurances, et que les réassureurs se mettent à couvrir eux-mêmes certains grands comptes. 

Assurance et réassurance : quelle différence ?

Pour être tout à fait précis, il faut d’abord rappeler en quoi ces deux activités, originellement, se distinguent. Une compagnie d’assurance a un lien direct avec son client : l’assuré. Elle lui propose de couvrir son ou ses biens, en échange d’une somme versée de façon régulière (la prime d’assurance, ou cotisation).  

De son côté, la réassurance est d’une certaine façon « l’assurance des assureurs » : les clients des réassureurs sont les compagnies d’assurances. Ces dernières, pour limiter leur exposition financière, peuvent décider de céder une partie de leurs risques à une société de réassurance.

Ce procédé fréquent est pourtant ignoré de l’assuré : ce dernier n’a aucun lien avec la société de réassurance, et, en cas de sinistre, cela ne change rien pour lui. Dans les faits, il est indemnisé par son assureur (auto ou habitation, par exemple), mais, si ce dernier s’était réassuré, il se fait rembourser une partie de cette somme par son réassureur, auquel il verse, lui aussi, des cotisations. 

Cette chaine de couverture s’avère notamment particulièrement utile pour des risques majeurs, très chers à assurer, comme les catastrophes naturelles. Mais elle ne doit pas être confondue avec la co-assurance, procédé qui permet à plusieurs assureurs de se réunir afin de supporter le même risque et de partager le versement des indemnisations.

Les assureurs tentent d'acquérir des réassureurs 

Le mouvement de rapprochement entre assureurs et réassureurs s’opère de deux façons. D’un premier côté, tout d’abord, les compagnies d’assurances souhaitent de plus en plus faire l’acquisition de sociétés de réassurance. Nous avions notamment évoqué en ce sens la volonté du groupe mutualiste Covéa de se rapprocher des réassureurs Scor et PartnerRe.

Mais que recherchent les assureurs avec ces acquisitions ? D’abord une façon de diversifier leur activité, mais aussi de l’ouvrir à un marché plus international. De plus, l’activité de réassurance promet des marges plus importantes, grâce à des volumes de primes plus amples et à des structures plus petites (les réassureurs ne disposent par exemple pas d’agences, à la différence des assureurs).

De l’autre côté, les réassureurs font le chemin inverse : ils souhaitent de plus en plus disposer d’une filiale leur permettant d’assurer directement certains clients, et non plus seulement couvrir les assureurs qui les couvrent. Leurs cibles privilégiées ne sont toutefois pas les particuliers, mais plutôt les grandes entreprises, qu’ils peuvent se permettre d’assurer sans intermédiaire grâce à leurs réserves financières importantes.

Des réassureurs derrière les assurtech

Toujours côté réassureurs, c’est également une diversification de l’activité qui est recherchée. Cette immiscion dans le secteur de l’assurance se fait aussi à l’aide de partenariats avec les nouveaux venus de l’assurance digitale : les assurtech.

Ces jeunes pousses, pleines de promesses de croissance, sont, elles aussi, bâties sur des structures très légères, sans agences physiques, mais doivent couvrir des volumes de risques importants, notamment en assurance habitation et en assurance auto. Principalement distributeurs, ces néoassureurs n’ont pas l’assise financière nécessaire pour couvrir leurs propres risques. Pour cette raison, ils sont en grande majorité adossés à un assureur « traditionnel » ou un réassureur. C’est le cas par exemple du français Luko, couvert par Munich Re et Swiss Re.

À l’heure ou des géants du web, à l’image des GAFAM, souhaitent, eux aussi, se lancer dans une activité assurantielle, l’expertise développée par les réassureurs pourraient également être sollicitée pour les aider à se lancer. Toutefois, l’activité des réassureurs restera bien cantonnée dans les cas mentionnés à un soutien financier ou stratégique à des activités d’assurance. Le travail de contact et de conseil auprès des assurés reste bien -pour le moment- l’apanage des assureurs.

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