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Assureurs Vs bancassureurs : à la (re)conquête d'un marché

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Comment les assureurs vont-ils récupérer leurs parts de marché ?

A l’origine, les assurances étaient gérées par les assureurs. Mais c’était sans compter sur les banques qui se sont emparé du marché de l’assurance, devenant ainsi de véritables concurrents, baptisés bancassureurs. L’offensive des assureurs est en marche, à la reconquête d’un juteux marché, explique l’Argus de l’assurance.

Constat : les bancassureurs, une menace pour les assureurs ?

Le constat est indéniable et chiffré : les bancassureurs ont gagné de grosses parts de marché, notamment depuis 2014, année de l’adoption de la loi Hamon, facilitant la résiliation infra-annuelle de l’assurance auto et habitation.

Pas de panique pour les assureurs, toujours dominants sur le créneau, mais l’alerte est lancée : les bancassureurs sont privilégiés par la taille de leur réseau, et les chiffres ne mentent pas. La part de marché des bancassureurs serait passée de 12,9 % à 14,2 % (chiffre du baromètre 2018 Fact & Figures) ; alors que celle des mutuelles sans intermédiaires reculait de 51,4 à 51,2 %, tout comme celle des agents généraux (21,3 à 19,1 %). La tendance est marquée.

Une reconquête de la part des assureurs par le prix

Face à cette menace grandissante, les assureurs ont pour ambition de récupérer leur clientèle sur les produits d’appel que sont l’assurance automobile et la multirisques habitation.

La politique tarifaire reste le meilleur moyen de capter à nouveau des clients partis auprès de la concurrence, voire même auprès d’autres acteurs comme les bancassureurs.

Selon Cyrille Chartier-Kastler, président de Facts & Figures, les assureurs auraient l’habitude d’offrir une politique tarifaire plus intéressante pour leurs nouveaux clients, tandis qu’ils appliqueraient des majorations plus élevées pour le portefeuille existant.

Autre méthode pour rester compétitives, les mutuelles sans intermédiaires privilégient la maîtrise de leurs frais généraux et de légères hausses tarifaire, afin de conserver leurs clients. Mais geler les tarifs ne va qu’un temps, jusqu’à ce qu’elles se retrouvent inévitablement obligées de rattraper les primes pour compenser les dérives de la sinistralité.

Le virage de la souscription d’assurance en ligne à ne pas rater

Prochaine étape : la démocratisation de la souscription de l’assurance en ligne. Si beaucoup d’assureurs traditionnels estiment que l’achat en ligne de l’assurance est futuriste, attention à ne pas céder sa place à un acteur qui ne loupera pas la marche de la digitalisation de l’assurance (bancassureurs, gafa, etc.).

Selon Deloitte, les assureurs devront développer des partenariats avec d’autres acteurs pour toucher davantage de clients. Des partenariats avec les géants du digital ou encore les constructeurs automobiles par exemple.

 
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