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Assurance - divers

Comment fonctionne l'assurance après les tempêtes Carmen et Eleanor ?

Publié par le , Mis à jour le 08/01/2018 à 09:47

Que faire après le passage de Carmen et Eléanor ?

Pour le début de l’année 2018, ce n’est pas une mais deux tempêtes qui se sont abattues sur la France. Alors que les vents violents de Carmen avaient frappé l’Hexagone le 1er janvier, c’est au tour de la tempête Eleanor de sévir. Si des dégâts sont à déplorer, coup de projecteur sur les démarches nécessaires.

Carmen et Eleanor : des tempêtes et non des catastrophes naturelles

Des pluies diluviennes, des rafales dépassant les 130 km/h : les tempêtes Carmen et Eléanor se sont invités sur l’Hexagone pour ces premiers jours de l’année 2018. Si en raison de ces conditions météorologiques votre habitation ou votre véhicule ont subi des dégâts, il est important et nécessaire de contacter votre assurance.

Carmen et Eléanor sont considérées comme des tempêtes et non des catastrophes naturelles. En effet, l’état de « catastrophe naturelle » qui doit être reconnu par le ministre de l’Intérieur, survient dès lors que le vent souffle à plus de 145 km/h sur 10 minutes ou 245 km/h en rafale. Il peut également être déclaré lors d’inondations, coulées de boue, chocs mécaniques liés à l’action des vagues ou bien encore de glissements de terrain. A noter toutefois que le maire de Saint-Malo a demandé le placement de sa ville en état de catastrophe naturelle. 

Contacter sa compagnie d’assurance le plus rapidement

Les dégâts subis par vos biens sont pour la plupart garantis dans le cadre de votre contrat d’assurance multirisque habitation. Les véhicules doivent néanmoins posséder des garanties dommages (vol ou tous risques) pour bénéficier d’une couverture. Cela implique que les voitures assurées au tiers ne seront pas couvertes.

Vous devez  dans tous les cas contacter votre compagnie d’assurance. Pour ce faire, le mieux est d’envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) à votre assureur. Dans ce courrier vous devez expliquer les dégâts subis lors de la tempête, joindre des photos de ces dégâts ainsi que des copies de factures des biens endommagés. Outre la LRAR vous pouvez également contacter votre assureur par courriel ou directement sur son site internet. Dans les trois cas, un délai en général de 5 jours est à respecter.

L’indemnisation dans le cas d’une tempête

Dans le cas d’une garantie « tempête », plusieurs manières d’être indemnisé sont possibles. En habitation il existe trois cas :

  • L’assureur peut indemniser en rééquipement à neuf c’est-à-dire que l’assureur indemnise son assuré selon le prix d’un bien équivalent, sans tenir compte de la vétusté du bien. Cette indemnisation est souvent limitée aux biens de moins de 2 ans et au matériel hifi ;
  • L’assureur peut indemniser sur la valeur à neuf. Autrement dit, l’assurance va tenir compte également de la vétusté d’un bien mais sous certaines conditions ;
  • L’assureur peut indemniser sur la valeur d’usage. Le bien sera indemnisé selon l’ancienneté, la vétusté du bien étant toujours fixée dans le contrat.

Concernant une automobile, l’assureur peut indemniser l’assuré au titre de la garantie valeur à neuf ou valeur d’achat. Pour cette dernière, l’assureur rembourse le  véhicule à son prix d’achat si l’assuré a opté pour cette garantie, cette couverture n’étant valable que les 2 à 5 premières années du véhicule.  Sans cette garantie valeur d’achat/ valeur à neuf, l’expert déterminera un montant en fonction de la valeur actuelle du bien avant le sinistre auquel l’assureur applique une vétusté.

Carmen et Eleanor : 200 millions € de dégâts

A partir de 3 minutes 28 secondes, retrouvez l'intervention de Bertrand Geoffroy, Directeur du Pôle Assurance d'Assurland.com

 

La Fédération Française de l’Assurance (FFA) a dévoilé le 6 janvier le bilan des tempêtes Carmen et Eleanor. Ces évènements sont responsables de plus de 150 000 sinistres et de 200 millions € de dégâts. « Les assureurs sont pleinement mobilisés aux côtés des particuliers et des professionnels pour les accompagner dans la prise en charge des dommages subis et procéder aux indemnisations dans les meilleurs délais. », explique Bernard Spitz, président de la FFA. Ce dernier ajoute que les risques d’inondations pourraient alourdir ce premier bilan. 

 
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