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Finnair et le secteur aérien tentent de se relancer avec les assurances Coronavirus

Publié par le , Mis à jour le 09/11/2020 à 13:06

Le trafic aérien devrait cette année être inférieur de 66% à ce qu’il était en 2019.

La crise sanitaire que nous connaissons fait bouger les lignes de l’assurance depuis plusieurs mois. Dans le secteur du tourisme par exemple, il est désormais possible d’assurer son voyage malgré le Covid-19. C’est notamment ce que propose gratuitement la compagnie finlandaise Finnair pour ses passagers internationaux au départ d’Helsinki.

Le secteur aérien traverse une zone de turbulences interminable

S’il est une activité économique qui n’est pas prête de redécoller de sitôt, c’est bien celle du trafic aérien. A la fin du mois de septembre, alors que la pandémie liée au Covid-19 semblait reprendre en vigueur, l’Association du transport aérien international (IATA) revoyait encore à la baisse ses prévisions sur le trafic de cette année.

Elle estime désormais que ce dernier sera inférieur de 66% à ce qu’il était en 2019. En tout, ce sont 419 milliards de dollars de manque à gagner qui sont attendus pour le secteur au niveau mondial. Le retour à la normal du trafic, c’est-à-dire à des niveaux proches de ceux mesurés l’année dernière, n’est toujours pas espéré avant 2024.

Les compagnies misent sur une activité réduite en rassurant les passagers

La compagnie nationale Finnair (elle est détenue à 56% par l’Etat finlandais) est une bonne illustration d’un acteur du secteur en déroute. Fin août, à la suite d’un été historiquement sacrifié, Finnair avait annoncé la suppression de 15% de ses effectifs, soit près de 1 000 emplois. Au cours du deuxième trimestre 2020 (mars-avril-mai) elle avait essuyé une perte nette de 172 millions d’euros, tandis qu’elle était bénéficiaire d’environ 30 millions d’euros un an plus tôt.

Dans ce contexte morose, outre le soutien financier de l’Etat finlandais, la survie de la compagnie ne pourra donc venir que d’un remplissage de ses appareils, sur la base d’une activité réduite. Comme plusieurs avant elle, la compagnie propose donc désormais une assurance anti-Covid. Cette couverture, gratuite, est proposée à tous les passagers internationaux au départ de la Finlande.

Cette démarche emboite le pas à d’autres compagnies, comme la Française Air Austral, Etihad Airways ou encore Emirates, qui ont lancé ce type de polices depuis cet été. Voyager bien assuré, c’est donc désormais possible et même recommandé pour se protéger de n’importe quel imprévu, y compris sanitaire.

Une couverture multirisques taillée pour le Covid-19

L’ambition de ces assurances proposées directement par les compagnies est bien sûr de rassurer les voyageurs, pour faire en sorte que le virus ne soit plus un frein au départ. A cette fin, elles offrent un grand nombre de garanties pour tous les soucis liés au Covid-19.

La « Finnair Corona Cover » est valable pour toutes les réservations nouvelles ou existantes, pour des départs internationaux prévus avant le 31 mars 2021 au départ de la Finlande. Elle fonctionne comme un complément à l’assurance voyage des passagers (qui les assure pour leurs bagages ou en cas d’annulation du vol par exemple). Il suffit de réserver son billet depuis l’un des canaux de ventes officiels de Finnair (Finnair.com, l’application mobile ou via le service client) pour pouvoir en profiter.

L’assurance se déclenche dès que le client de la compagnie tombe malade du Covid-19 sur son lieux de vacance. Il peut alors profiter des garanties suivantes : 

 

  • Le remboursement de ses frais médicaux sur place (jusqu’à 50 000 euros) et le rapatriement médical
      
  • Le remboursement des tests utilisés pour détecter le virus, s’ils sont poositifs

  • L’indemnisation des coûts d’une quarantaine, si elle est nécessaire après contraction du virus

  • Un vol retour vers la Finlande si le vol initial est manqué en raison de la maladie.

A ces garanties s’ajoute une assistance anglophone, disponible à tout moment par téléphone, qui permet au voyageur d’estimer si les frais demandés sur place sont légitimes, et, les cas échéant, de ne pas avoir à les avancer.

Au regard des garanties proposées, on constate l’évolution fulgurante à l’œuvre dans le secteur du tourisme depuis moins d’un an. Jusqu’ici en effet, les pandémies n’étaient jamais couvertes y compris par les assureurs spécialisés dans le voyage, en raison de leur caractère aléatoire et difficilement mutualisable.

 
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