FRIDAY veut digitaliser toutes les assurances liées au logement

Publié par Quentin Bas Lorant le 08/04/2022 à 09:27 , Mis à jour le 25/05/2022 à 16:06

À partir du 1er juin, il sera (enfin) possible de résilier sans frais ni justification son nouveau contrat d’assurance emprunteur au bout d’un an de souscription (pour les contrats déjà signés, il faudra attendre le 1er septembre). Cette nouveauté législative va permettre à de nouveaux acteurs, y compris digitaux, d’investir ce marché détenu jusqu’ici en grande partie par les bancassurances. 

Les assureurs en ligne sont nombreux à dérouler depuis quelques années l’ensemble des produits associés à la couverture du logement. Parmi eux, FRIDAY, a été l’un des premiers à se lancer, dès 2017. Son patron en France, Jehan de Castet, évoque avec nous les évolutions de ce marché. 

Quelle est la philosophie de FRIDAY depuis cinq ans ? 

Nous avons souhaité lancer une assurance extrêmement couvrante, avec un très bon rapport qualité/prix. Nous sommes purement digitaux et notre but est de permettre aux consommateurs d’accéder à des offres d'assurance digitales offrant plus de services, pour moins cher que chez les assureurs traditionnels. Nous souhaitons apporter la preuve qu’il est possible d’être extrêmement bien assuré en ligne, tout en profitant de plus de proximité, de plus de réactivité, et d’une protection optimale.

« Nous souhaitons apporter la preuve qu’il est possible d’être extrêmement bien assuré en ligne, tout en profitant de plus de proximité, de plus de réactivité, et d’une protection optimale ».

 

 

Votre produit d’assurance habitation va-t-il évoluer ? 

Nous allons, dans les prochains jours, étendre notre offre, qui était jusqu’ici réservée aux appartements. Elle couvrira dorénavant les maisons, les résidences secondaires et les PNO (Propriétaires Non-Occupant). Notre premier produit d’assurance habitation proposait de souscrire des couvertures supplémentaires au choix : assurance vélo, rééquipement à neuf, couverture des objets de valeurs, mode « zen » pour les objets électroménagers, boxs internet, ordinateurs, consoles de jeu, etc. Pour les maisons, nous souhaitons aussi nous adapter aux particularités de nos assuré(e)s, avec des extensions de couverture pour les caves à vins, les piscines ou les équipements produisant de l’énergie renouvelable par exemple… Il sera également possible de protéger son jardin et ses installations extérieures avec des options qui s’ajoutent aux formules existantes. Nous souhaitons nous différencier en tirant le marché vers le haut.  

Comment vous positionnez-vous face à la principale critique adressée aux assurtech : le manque de service client ? 

Nous sommes clairement digitaux, mais nous restons joignables très facilement par téléphone. Nous misons beaucoup sur l’humain. Nous travaillons notamment avec de nombreux experts, qui sont à la disposition de nos client(e)s pour les aider à bien choisir leur assurance. En cas de sinistre, nous sommes en mesure de répondre immédiatement avec une assistance 24/7, car nous sommes associés à plusieurs partenaires reconnus en termes de réactivité, de qualité de suivi et d'assistance. Nous entretenons enfin un rapport particulier avec les comparateurs, que nous voyons comme des partenaires essentiels qui nous permettent d'offrir aux internautes le meilleur produit au meilleur rapport qualité/prix.  

Pour nous, il est crucial d’investir dans une relation de proximité avec nos assuré(e)s. Cela nous permet de bien connaitre nos client(e)s, de mieux les servir et de mieux les suivre. Il est par exemple possible d'avoir un(e) expert(e)au téléphone dès la phase de souscription afin de pouvoir obtenir les réponses à toutes ses questions. Nous mettons par ailleurs à disposition plusieurs canaux pour la relation client : le rappel automatique, un chat, un formulaire de contact, une adresse email, etc. Tou(te)s nos expert(e)s sont bien sûr basé(e)s en France. Miser sur la proximité géographique nous permet d’améliorer la qualité du service, et donc, in fine, la fidélité client.  

Comment percevez-vous la récente réforme de la résiliation infra-annuelle en assurance emprunteur ? 

De notre point de vue, c’est une bonne nouvelle de voir cette réforme adoptée après quelques péripéties. Notre conviction, c’est qu’elle va redonner plus de pouvoir d'achat aux Français(es), en facilitant la résiliation d’un produit qui se trouvait jusqu’ici sur un marché détenu par une poignée d’acteurs. Bientôt, grâce à FRIDAY, les ménages français(es) pourront réduire davantage leurs dépenses contraintes liées à leur logement. 

Et sur la fin du questionnaire médical ? 

Ce volet peut avoir des répercussions, car les assureurs auront une moins bonne maîtrise de leur risque. Toutefois, cela va aussi leur permettre d'améliorer leur parcours de souscription en ligne : la fin du questionnaire médical, c'est moins de questions à poser au (à la) futur(e) assuré(e). C’est donc une souscription plus simple et plus rapide. 

FRIDAY France a-t-il vocation à se développer aussi sur d’autres produits ? 

En Allemagne, FRIDAY est présent sur l’assurance auto, l’habitation, et d’autres produits en cours de développement. En France, nous tâchons de développer l’ensemble des produits associés au logement, aussi bien pour les locataires que pour les propriétaires : l’assurance habitation pour les appartements et pour les maisons, l’assurance PNO, bientôt l’assurance emprunteur

Comment percevez-vous le marché de l’assurance en ligne en France ? 

C’est un marché dynamique qui doit beaucoup au fait que les Français(es) se digitalisent de plus en plus. Il existe un potentiel de croissance important. Nous avons la volonté de conduire notre projet sur le long terme, avec des règles et une discipline très réconfortantes sur notre politique tarifaire et nos services. Nous nous montrons aussi très attentifs à la valeur ajoutée apportée à nos client(e)s, et à la pérennité de nos tarifs. 

La crise sanitaire a-t-elle favorisé cette appétence pour le digital ? 

La crise sanitaire a accéléré le processus, mais il ne s’agit pas d’un facteur déclenchant. La digitalisation des habitudes des Français(es) s’inscrit dans un processus démarré auparavant. Nous le voyons d’ailleurs avec nos assuré(e)s. Nous sommes certes sur une cible relativement jeune, mais la progression de la digitalisation touche toute la société. L’appétence pour le digital ne se traduit pas uniquement par le fait de payer son assurance sur internet. Elle se manifeste surtout et essentiellement par la confiance que les consommateurs sont prêts à accorder à des acteurs digitaux, lorsqu’ils trouvent de meilleurs produits avec des services et garanties renforcés. Du côté de l’assureur, le digital permet plus de réactivité et ouvre la voie vers davantage d’innovation. Le tout, sans conflit tarifaire avec le moindre réseau de distribution. 

Comment expliquer que les assurtech soient plus nombreuses sur le marché de l’assurance habitation ? 

Il y a en effet plus d'émulation sur ce marché en particulier, car l’assurance habitation est obligatoire. On s'adresse à une base de client(e)s potentiel(le)s plus large. C’est aussi un produit sur lequel on peut apporter une réelle valeur ajoutée, et qui s'achète assez facilement en ligne. C’est le socle idéal pour débuter une aventure dans l’assurance digitale. 

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