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Prix des assurances (IPAP) : l'augmentation reste modérée à l'issue du premier semestre 2021

Publié par le , Mis à jour le 10/06/2021 à 12:06

L'augmentation des cotisations d’assurances a été modérée sur les six premiers mois de l’année. C'est ce que nous indique l'Indice du Prix des Assurances de Particuliers (IPAP), qu’Assurland établit en compilant près de 6 millions de tarifs. Si vos cotisations d’assurances ont augmenté au-delà des proportions présentées, n’oubliez pas que vous pouvez comparer gratuitement et trouver moins cher sur notre site, notamment en assurance auto, moto, santé et habitation.

Rétention des prix depuis le 1er janvier

Les prévisions tarifaires faites par Assurland en fin d’année 2020 se confirme à l’issue de ce premier semestre. L’Indice du Prix des Assurances de Particuliers (IPAP), basé sur les tarifs obtenus sur notre comparateur, indique une rétention des prix depuis le 1er janvier.

Dans le détail, la hausse se montre négligeable en assurance auto et habitation, avec une augmentation des tarifs de l’ordre de 0,2%. C’est en assurance santé que l’inflation se fait davantage sentir avec +1,7%.

Toutefois, nous restons loin, concernant les mutuelles santé, de la majoration de 4% prévue par certains acteurs en début d’année, dont l’UFC-Que Choisir. Il est vrai que l’association de consommateurs avait remarqué en janvier une augmentation des tarifs en passant au crible plus de 600 contrats individuels en provenance de 123 organismes différents.

Mais, lissée sur six mois, l’augmentation d’1,7% des tarifs semble modérée et logique : les coûts liés à la santé augmentent inéluctablement chaque année, en raison du vieillissement de la population et de l’adoption de technologies médicales de plus en plus sophistiquées. Se soigner va revenir plus en plus cher, et les couvertures santé qui remboursent ces soins plus onéreuses également.

Vers une hausse des cotisations santé au deuxième semestre ?

L’inquiétude demeure cependant de mise pour les six mois à venir. La crise sanitaire qui dure depuis maintenant depuis plus d’un an risque bien de coûter plus cher que prévu à la Sécurité sociale : au le double. 4,3 milliards d’euros avaient été budgétés en fin d’année dernière, mais la facture s’approcherait désormais des 10 milliards d’euros.

Au point que le gouvernement a récemment envisagé d’augmenter la « taxe Covid » imposée aux complémentaires santé. Ces dernières auraient fait d’importantes économies depuis le début de la pandémie, en raison d’un renoncement aux soins massifs de la part des Français. De plus, les pouvoirs publics leur reprochent de ne pas avoir suffisamment modérer leurs tarifs : en clair, d’avoir répercuté la taxe Covid sur les cotisations des assurés…

Pour ces deux raisons, les complémentaires pourraient bien de nouveau être mises à contribution pour renflouer le déficit de la « Sécu ». De leur côté, les complémentaires se défendent : le rattrapage des soins à l’œuvre, la prise en charge des arrêts de travail, et la baisse des cotisations perçues, liée au chômage, pèsent aussi sur leurs ressources et leurs dépenses.

En auto et habitation, la baisse de la sinistralité se fait encore sentir

Le deuxième partie d’année et la facture finale du Covid devraient nous indiquer prochainement s’il y a lieu de s’inquiéter d’une hausse des cotisations d’assurances santé. Pour ce qui est des cotisations d’assurances auto, leur stabilité s’explique en partie par les gestes commerciaux consentis par les assureurs, en particulier les gels de tarifs, actés par plusieurs d’entre eux.

On constate également un nombre de sinistres automobiles qui demeure bas : -18% de blessés et -14% de tués en avril 2021 comparé à avril 2019, même si ces chiffres sont repartis légèrement à la hausse par rapport à 2020, qui fait, en la matière, figure d’année historique. Avec moins de sinistres à indemniser, bien aider en cela par les restrictions de déplacements et autres couvre-feux, les assureurs continuent de faire des économies et peuvent se permettre de modérer leurs tarifs.

La même logique prévaut du côté de l’assurance habitation. Avec le développement du télétravail, qui est resté la norme dans bon nombre d’entreprises durant six mois, les sinistres à domicile ont eu tendance, eux aussi, à diminuer.

Ainsi, en auto et en habitation, c’est davantage le « retour à la normale » qui s’amorce, avec la campagne de vaccination, qui est à redouter pour les tarifs d’assurances : si le nombre de sinistres remonte brutalement, les assureurs devront-ils ajuster leurs tarifs à la hausse ?

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