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Les dangers du télétravail mal géré par l'employeur dénoncés par la CGT

Publié par le , Mis à jour le 08/09/2021 à 16:37

Imposé pendant le premier confinement à cause de la pandémie, le télétravail est devenu une habitude pour les Français. Mais alors qu’il n’est plus obligatoire, la CGT a mené l’enquête sur les ressentis des télétravailleurs pour réglementer le télétravail de demain.

Une façon de travailler plébiscitée par les salariés

Dans le cadre de cette vaste enquête menée par la CGT, 15 000 salariés ont été sondés, tous profils confondus : employés, cadres, managers. Le but ? Connaître leurs ressentis sur le travail à domicile pour réfléchir à ses enjeux.

Avant 2020, ils étaient seulement 4 % des salariés à le pratiquer régulièrement. Aujourd’hui, le télétravail est bien vécu par 83 % d’entre eux et ils sont même 98% à souhaiter continuer à télétravailler après la crise sanitaire, de temps en temps seulement, un à deux jours par semaine. Ce nouveau fonctionnement a permis à beaucoup d’équilibrer leur vie professionnelle et leur vie personnelle, en évitant les longs trajets, en permettant une meilleure flexibilité pour la gestion des enfants, etc. Mais aussi à acquérir une plus grande autonomie et éviter ainsi le stress.

Les retours positifs des sondés font dire à Sophie Binet, la co-secrétaire générale de la CGT des cadres et professions intermédiaires (UGICT-CGT) : "Cela montre en creux, la dégradation des conditions de travail en présentiel dans beaucoup d'endroits, le développement des open-space et des flex office (sans bureau de travail attitré), des salariés qui ne peuvent plus travailler sans être interrompus et qui, chez eux, trouvent un lieu plus apaisé, avec moins de pression."  

Des bémols à noter

Malgré les retours enthousiastes des télétravailleurs, de gros bémols viennent entacher cette nouvelle façon de gérer sa vie professionnelle. Une forme de solitude peut se créer car le lien peut être vite rompu avec les collègues et parfois avec la hiérarchie. Seulement 8 % des manageurs interrogés s’estiment tout à fait certains de pouvoir détecter une situation de mal-être ou de difficulté dans leur équipe. D’après Sophie Binet, de la CGT, “c’est seulement une fois que le salarié sera en burn-out ou pas loin que le manager va s’en rendre compte. On a des managers qui nous disent très majoritairement que l’état d’esprit de leurs équipes s’est dégradé”. Dans l’enquête, il apparaît que près d’un salarié sur cinq présente un symptôme dépressif d’après l’échelle définie par l’OMS.

Sans compter que peu des salariés sont pleinement équipés comme à leurs bureaux. 10 % d’entre eux disposent d’équipement de travail ergonomique. Ce manquement peut engendrer des soucis de santé comme des troubles musculosquelettiques ou des migraines oculaires. Il y aussi une différence notable entre les hommes et les femmes : plus à même de devoir également s’occuper des enfants, 34% des femmes interrogées par la CGT assurent être plus fatiguées en télétravail qu'en présentiel, malgré le temps de trajet diminué.

Télétravail : une demande de réglementation 

Ainsi, l’enquête révèle les dangers du télétravail sur la santé des salariés, l’égalité hommes/femmes et le fonctionnement des collectifs de travail. Selon l’Ugict-CGT, cela doit inciter l’État et les entreprises à davantage de régulation. 

Ils réclament une négociation collective obligatoire avant la mise en place du télétravail, le maintien d’un principe de volontariat et de réversibilité, la prise en charge de l’ensemble des équipements et frais professionnels et une participation au loyer du salarié, un droit à la déconnexion et le maintien d’un poste de travail pour chacun.

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