Assurance divers

Agriculture : Emmanuel Macron annonce un nouveau système d'assurance récolte, avec 600 millions d'euros par an

Publié par le , Mis à jour le 30/11/2021 à 10:00

Dans le cadre d’une réforme de l’assurance récolte, Emmanuel Macron a annoncé que l’État prévoit de débloquer 600 millions d’euros par an pour aider les agriculteurs frappés par les catastrophes climatiques.

Une réforme nécessaire face aux catastrophes climatiques 

En avril dernier, une vague de froid s’abattant sur plusieurs régions a frappé près de 80 % des vignobles français entraînant des pertes de récolte et des dégâts considérables. Ce sont ces types de problèmes climatiques que l’État veut réparer avec la création de ce nouveau système. 

Le président de la République a annoncé lors d’un déplacement à Corbières-en-Provence, dans les Alpes-de-Haute-Provence, que 600 millions d’euros par an en moyenne seront débloqués sur les fonds d’État et européens. Il s’est rendu à la 7ème édition des rencontres des “Terres de Jim”, une foire agricole organisée par le syndicat des jeunes agriculteurs. Cet événement a pour but de sensibiliser le grand public aux pratiques agricoles.

Là-bas, Emmanuel Macron a évoqué les conséquences du climat sur les productions agricoles :“La question de l'assurance-récolte n'est pas neuve [...] mais on a vu ces catastrophes, ces calamités se multiplier et personne ne peut douter dans le pays que vous êtes les premières et les premiers à vivre le changement climatique et cela va continuer à s'accélérer donc on ne peut plus attendre".

Assurance récolte : un système à trois étages

Le projet de loi sera examiné en janvier 2022 à l’Assemblée nationale pour une mise en application en 2023, en même temps que la nouvelle politique agricole commune. L’État promet des procédures simplifiées et plus rapides. Une nouvelle assurance récolte très attendue car jusqu’à présent il faut en moyenne 9 mois pour rembourser les agriculteurs rentrant dans le régime des “calamités agricoles”.

Afin de “mieux répartir les responsabilités dans la couverture des risques” selon l’Élysée, il y aura un système de gestion en trois étages en fonction de l’importance des aléas subis par les agriculteurs. 

  • Les risques les moins importants restent à la charge des producteurs.
  • L’assurance multirisques climatiques couvrent les “aléas d’intensité moyenne”.
  • L’État va aider sur les aléas les plus importants et les plus exceptionnels : c’est le régime des calamités agricoles, ouvert à tous et pas seulement aux souscripteurs de l’assurance multirisques.

Ainsi, assurés ou non, les agriculteurs vont pouvoir bénéficier de ce régime universel d’indemnisation. Les aléas mineurs à la charge de l’agriculteur mais il y aura une intervention de l’État en cas d’aléas exceptionnels. Une assurance privée, à tarif régulé, donc moins chère, sera également conseillée par l’État pour les problèmes moins graves.

Des réactions enthousiastes du côté de la profession

La Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles s’est exprimée dans un communiqué de presse : “Nous saluons la réforme ambitieuse de la gestion des risques en agriculture annoncée par Emmanuel Macron. Cette réforme, tant attendue, donnera plus de visibilité aux agriculteurs face aux conséquences toujours plus fortes du changement climatique”.

Le vice-président du syndicat Jeunes Agriculteurs Basile Faucheux, quant à lui, s'est enthousiasmé sur RTL de cette annonce : "On était un petit peu devant un mur et il fallait une solution." Cependant, il relève qu’être remboursé n'est pas suffisant : selon lui et d’autres voix de la profession, il est réellement nécessaire d'agir en amont pour aider les agriculteurs à se protéger contre les risques des catastrophes climatiques, et pas seulement proposer une solution quand les dégâts sont là.

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