Assurance - divers

Une escroquerie à l'assurance démantelée à Marseille

Publié par le , Mis à jour le 29/04/2019 à 17:48

16 compagnies d'assurance ont été flouées par un escroc

Le préjudice est énorme. Un individu déjà condamné pour escroqueries et violences est soupçonné d’avoir dupé 16 compagnies d’assurance en rédigeant 300 constats à l’amiable sur une période de quatre ans.

Un préjudice de 400 000 euros pour les assurances

C’est un joli coup de filet pour les policiers marseillais. Un homme de 31 ans a été interpellé pour une escroquerie à l’assurance. En quatre ans, l’individu aurait rédigé 300 constats à l’amiable pour un préjudice de 400 000 euros. Entre 2015 et 2019, l’homme déjà condamné pour escroqueries et violences est donc soupçonné d’avoir organisé des faux accidents de la circulation. Au départ, l’arnaque s’effectue en famille puis avec des inconnus croisés au hasard.

L’escroc avait plusieurs modes opératoires. La plupart du temps, il se rend responsable de l’accident ou sollicite des proches ou des inconnus moyennant un  pourcentage sur les sommes versées par l’assurance. Après la rédaction du faux constat à l'amiable, le malfaiteur propose d’effectuer les réparations dans un garage complice qui surfacture les services.

Au total, ce sont 16 compagnies d’assurance qui auraient été flouées par l’arnaqueur. C’est Groupama qui découvre le pot aux roses et prévient le parquet d’Aix en Provence.

Plus de 90 personnes incriminées

Durant leur enquête, les policiers ont ainsi découvert que l’arnaqueur été régulièrement radié des assurances. Pour se faire assurer de nouveau, il n’hésite pas à fournir des relevés d’informations falsifiés en gommant les malus. Les enquêteurs ont identifié plus de 90 personnes qui auraient bénéficié de la « combine » de l’individu.

En garde à vue, son ex-compagne a reconnu « les faits en indiquant avoir agi sous la contrainte ». De son côté, l’un des garagistes incriminé explique qu’il le pensait « spécialiste en assurances ». La gestion du second garage est analysée par les enquêteurs en raison de l’incarcération du gérant au moment des faits.

 
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