82 % des conducteurs sont seuls en voiture le matin

Publié par Théophile Robert le 25/04/2022 à 11:23 , Mis à jour le 25/04/2022 à 11:46

Le gestionnaire d'autoroutes Vinci a analysé les données rendues par ses caméras sur ses autoroutes. Il en ressort au sein d'une étude publiée le 20 avril que l'autosolisme, le fait d'être seul au sein de sa voiture pour se déplacer, est un phénomène très courant. Il concerne huit automobilistes sur dix.

L'autosolisme est un phénomène courant

Durant l'automne 2021, Vinci a analysé quelque 1,5 million de véhicules aux alentours des grandes agglomérations, en semaine entre 8h et 10h. Le gestionnaire d'autoroutes a observé que 82,6 %. C'est à 8 heures que le pic est atteint, à 89 % de personnes seules en voiture. C'est l'horaire où les déplacements domicile-travail sont les plus nombreux. Vers 10 heures, ce taux tombe à 75 %.

En fonction des villes, la pratique de l'autosolisme n'est pas la même non plus. C'est à Nantes qu'elle est la plus fréquente, avec un taux d'autosolisme moyen à 93,2 %. Voici un récapitulatif des taux de voitures repérées avec un conducteur seul :

Ville Taux d'autosolisme moyen
Nantes (A11) 93,2 %
Tours (A10) 87,2 %
Toulouse (A64) 86,6 %
Lyon (A7N) 85,5 %
Montpellier (A709) 85,4 %
Biarritz (A63) 84,9 %
Toulon (A50) % 81,2 %
Toulouse (A62) 80,8 %
Bordeaux (A10) 80,8 %
Nice (A8) 80,8 %
Aix-en-Provence (A83) 80,1 %
Nantes (A83) 74,8 %
Île-de-France (A10) 72,4 %

Développer le covoiturage

Aujourd'hui, les pouvoirs publics veulent atteindre des objectifs carbone drastiques. L'un des axes de réflexion du gouvernement est donc de réduire l'autosolisme et, dans le même temps, privilégier le covoiturage. « Même si l'autosolisme est très majoritaire », cette étude « montre que la pratique de la mobilité partagée et son potentiel de développement restent sous-évalués, y compris dans le cadre des trajets du quotidien », allègue Pierre Coppey, président de Vinci Autoroutes.

Il y a 3 ans, le gouvernement s'était donné pour objectif de tripler en cinq ans la part de covoiturage domicile-travail, pour l'amener à 3 millions de covoitureurs. Ce qui réduirait d'un million de nombre de voitures circulant sur les routes par jour. À savoir que 30 % des distances parcourues sur route en France le sont sur autoroute, et 25 % des émissions de CO2 des transports, alors qu'elles ne représentent que 1 % du réseau routier national, d'après l'Union routière.

Des voies réservées aux « VR2+ »

En pratique, l'un des moyens choisis par les pouvoirs publics pour privilégier le covoiturage est la mise en place de voies « VR2+ » (véhicules transportant 2 occupants au minimum, taxis, véhicules à très faibles émissions et transports en commun). En effet, la loi permet d'en instaurer depuis 2019 en France. Aujourd'hui, on en trouve en Île-de-France, à Lyon, Grnoble, Bordeaux ou encore Strasbourg, d'après le Centre national d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema).

Bien entendu, ces voies spécifiques sont contrôlées par divers dispositifs, comme celui mis en place par Cyclope.ai, filiale de Vinci. Le Cerema indique qu'est effectué « un contrôle performant du nombre d'occupants ». Aujourd'hui, certains systèmes de comptable semblent assez fiables pour afficher des messages pédagogiques aux automobilistes, mais pas encore pour les sanctionner.

Une solution de contrôle automatisé, incluant donc des sanctions potentielles, pourrait arriver avant la fin de l'année 2023, d'après le Cerema. Mais avant cette échéance, des systèmes de vidéo-verbalisation assistées par ordinateur pourront voir le jour et commencer à contrôles les automobilistes.

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