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Auto : au salon de Munich, l'avenir de la voiture électrique se joue avec la batterie solide

Publié par le , Mis à jour le 30/11/2021 à 10:00

À l’occasion du salon automobile de Munich, plusieurs grandes tendances sur le futur du secteur ont pu être décelées. Nous avions évoqué ces startups qui proposent un abonnement à sa voiture comme à… Netflix. Mais du côté des véhicules eux-mêmes, la motorisation électrique pourrait aussi connaitre une innovation cruciale.

Les limites de la batterie Lithium-ion à électrolyte liquide

À l’heure actuelle, l’immense majorité des batteries des voitures électriques sont de type Lithium-ion à électrolyte liquide. Le problème, c’est que cette « pile » comporte plusieurs problèmes et faiblesses. Tout d’abord son poids important, qui va s’avérer particulièrement pénalisant à partir de l’année prochaine, avec l’adoption de la taxe au poids (elle s’appliquera d’abord aux véhicules de plus d’1,8 tonne).

Sa seconde limite est son autonomie : elle est en moyenne comprise entre 100 et 500 kilomètres réels (et avec un temps de charge relativement long). Tandis qu’avec un moteur à essence ou diesel traditionnel moderne, il est possible d’atteindre à une autonomie de 800 à 1 000 kilomètres. Enfin, dernier point non-négligeable, la pollution engendrée par la production des batteries Lithium-ion à électrolyte liquide : elles nécessitent notamment d’extraire du cobalt en Afrique dans des conditions sociales et environnementales très critiquables.

Pour préparer l’avenir d’un marché en plein expansion (en un an, la part de marché des véhicules électrique a doublé en Europe) les constructeurs réfléchissent donc à des alternatives. Et l’une d’elle a justement été présentée à Munich : la batterie solide, notamment installée dans un prototype aux courbes futuristes de chez Toyota, baptisé « LQ ». 

Qu'est-ce que la batterie solide ?

Mais qu’entend-on par batterie solide ? Contrairement à la pile à électrolyte liquide, celle de la batterie solide est… solide. Cette modification permet de changer également les autres éléments de la batterie, dont l’anode et la cathode, les deux électrodes qui génèrent l’énergie. Des composants en céramique et en métal sont également à l’étude et pourrait remplacer le cobalt et le graphite. 

À la clef, une réduction importante du poids de la batterie, avec des capacités équivalentes, et une recharge également plus rapide. Une opportunité dont se sont déjà saisie les constructeurs, dont Toyota, donc, mais aussi Volkswagen, pour pouvoir être les premiers à la proposer. En France, c’est Renault qui apparait le plus en avance, mais de son côté, le constructeur nippon aurait déjà investi 15 milliards d’euros dans les recherches autour de cette nouvelle batterie.

En ce qui concerne le développement de nouvelles formes d’énergie pour se déplacer, Toyota semble déjà en pointe sur de nombreuses pistes. En début d’année, la sortie de la Toyota Mirai 2, roulant à l’hydrogène avait été annoncée, de même que le souhait de faire rouler des bus de la RATP à l’aide de ce même gaz en vue des JO 2024.

Cette toute autre technologie affiche aussi de belles promesses : avec un réservoir rempli d’hydrogène et une pile, qui mélange ce gaz à l’oxygène de l’air, on produit également de l’électricité. Le seul rejet est sous forme de vapeur d’eau, la recharge se en quelques minutes, et l’autonomie pousse jusqu’à 600 kilomètres. Il faudra suivre la progression du marché et les choix des constructeurs et décideurs pour savoir laquelle de ces solutions prometteuses parvient à s’imposer.

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