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Auto : plus confiants, les « gros rouleurs » prennent plus de risques

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33 % des "gros rouleurs" téléphonent au volant

Le nouvel Observatoire des risques routiers et de la mobilité vient de dévoiler une étude permettant de comparer le comportement des « gros rouleurs » à celui des « petits rouleurs ». Plus confiants, les premiers prennent beaucoup plus de risques que les seconds.

Etudier les comportements à risques des automobilistes Français

Un comportement à risque sur la route. Lancé par l’Association Prévention Routière et Attitude Prévention (en partenariat avec l’Institut des Actuaires, GFI Informatique et Opinionway), le nouvel Observatoire des risques routiers et de la mobilité s’attache à mieux identifier les comportements à risques des automobilistes. Grâce aux données recueillies par le Big Data ainsi qu’à des éléments déclaratifs, cet Observatoire a pu comparer le comportement des « gros rouleurs » à celui des « petits rouleurs ». Deux profils d’automobilistes bien différents. Pour les différencier, l’Observatoire s’est penché sur le nombre de kilomètres parcourus au cours d’une année. Si les « gros rouleurs » parcourent plus de 20 000 km/an, les « petits rouleurs » conduisent 4000 km ou moins chaque année.

Les « gros rouleurs » ne prennent pas en compte la fatigue ou la météo

Une fois cette distinction faite, le nouvel Observatoire des risques routiers et de la mobilité a analysé les deux profils. Le premier, les « gros rouleurs », sont clairement ceux qui prennent plus de risques. Plus confiants, ils commettent de nombreuses infractions. Ils sont ainsi 50 % à dépasser les limitations de vitesse hors des villes, 37 % à les dépasser en ville ou bien encore 33 % à téléphoner en conduisant. Le téléphone n’est néanmoins pas leur seule distraction. Manger, boire, écouter de la musique ou encore discuter avec les passagers est fréquent pour 86 % des « gros rouleurs ».

Les « gros rouleurs » sont également plus dangereux sur la route car moins conscients des dangers. Ils sont en effet 41 % à conduire en étant fatigué et ne font majoritairement pas de pause de longues distances. Alors que les « petits rouleurs » sont 49 % à ne pas en faire sur ce type de trajet, les « gros rouleurs » sont 78 %. Outre la fatigue, les « gros rouleurs » ne prennent pas en compte les conditions météorologiques. La météo n’a en effet que peu d’impact sur leur conduite. Ils sont en effet 65 % à ne pas changer leurs habitudes en cas de grêle, 77 % en cas de brouillard et 92 % en cas de pluie.

53 % des « gros rouleurs » ont eu un accident responsable

Si les risques pris par les automobilistes conduisant plus de 20 000 km/an sont plus nombreux, ce n’est pas sans conséquence. Ils ont en effet eu plus d’accidents : 75 % ont eu un accident non responsable et 53 % un accident responsable (contre 39 % et 24 % pour les « petits rouleurs »). Autre point souligné par cette étude, 78 % des « gros rouleurs » ont déjà perdu des points sur leur permis de conduire.

Les données mises en exergue par le nouvel Observatoire des risques routiers et de la mobilité ne concernent néanmoins pas que les « gros rouleurs ». Les « petits rouleurs » aussi peuvent avoir un comportement à risque. Et c’est le Big Data qui le met en évidence. Parmi les différents points soulignés figurent le fait de ne pas s’arrêter assez longtemps au stop ou bien encore de dépasser plus fréquemment les limitations de vitesse que le reste des automobilistes.

 
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