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Auto : plus de 170 000 dossiers de prime à la casse déposés en 2018

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La prime à la conversion victime de son succès

Depuis le 1er janvier 2018, 170 122 dossiers de demande de prime à la conversion ont été déposés. Un véritable succès que l’Etat n’arrive toutefois pas à gérer. Les retards de paiement s’accumulent et les automobilistes s’impatientent.  

Bien supérieur à l’objectif de 100 000 primes  

La prime à la conversion (ou « à la casse ») victime de son succès. Etendue aux véhicules d’occasion récents le 1er janvier 2018, la prime à la casse séduit. Selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, 170 122 dossiers de demande ont été déposés depuis le début de l’année.  « On accompagne les Français pour qu'ils puissent changer de voiture. La prime à la conversion aide les Français à avoir un véhicule moins polluant. C'est un grand succès, 170 000 dossiers déposés depuis le début de l'année », a indiqué la ministre des Transports, Élisabeth Borne, au micro d’Europe 1. Il est vrai que le gouvernement a de quoi se féliciter. Pour l’année 2018 dans son ensemble, l’exécutif avait affiché un objectif de 100 000 primes. « Dès 2018, la prime à la conversion automobile aura atteint la moitié de l’objectif du quinquennat, soit plus de 250 000 véhicules », explique le ministère.

Les véhicules d’occasion représentent 60 % des primes demandées en 2018

Si les objectifs ont largement été remplis, les demandes de prime à la conversion ont surtout accéléré ces derniers mois, rapporte Les Echos. A la fin du mois de juin, 75 000 automobilistes avaient déposé un dossier. Un peu moins de 100 000 demandes ont donc été envoyées en seulement deux mois. Un afflux incroyable qui a allongé les délais de traitement. Les retards de paiement s’accumulent et les automobilistes expriment leur mécontentement.

Lancée sous le précédent gouvernement, la prime à la conversion prévoit le versement de 1 000 € (ou 2 000 € pour les foyers non imposables) pour la mise à la casse des automobiles diesel d'avant 2001 (d'avant 2006 pour les foyers non imposables) et des voitures essence d'avant 1997. Depuis le 1er janvier de cette année, cette prime a été étendue à l'achat d'une voiture d'occasion récente. Une mesure qui a fait exploser les demandes puisque 60 % des primes demandées cette année correspondent à des véhicules d’occasion. Avant 2018, la moyenne annuelle atteignait péniblement les 8 000 demandes.

 
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