Assurance auto

Auto : retour aux 90Km/h, quelles conséquences ?

Publié par le , Mis à jour le 06/02/2020 à 16:32

La loi d'orientation des mobilités permet de revenir aux 90km/h

Grâce à la loi d’orientation des mobilités (LOM), 21 départements ont décidé de revenir aux 90 km/h. Cependant, l’augmentation de la mortalité et le coût d’un retour à l’ancienne limitation sont des éléments qui font douter les élus.

21 départements ont décidé de revenir aux 90 km/h

Le 1er juillet 2018, plus de 400 000 kilomètres de routes secondaires passent de 90 à 80 km/h. La mesure du gouvernement est contestée. Elle provoque un tel tollé que le Premier ministre est obligé d’assouplir sa loi. Désormais, les présidents des conseils départementaux ont la possibilité via la loi d’orientation des mobilités (LOM) de relever à 90km/h la vitesse autorisée sur des routes secondaires.

Selon les derniers chiffres, ce sont 21 départements qui ont décidé de revenir à l’ancienne limitation de vitesse sur certains axes. C’est le cas de la Seine et Marne, de la Charente, de la Haute-Loire et les Hautes-Alpes. A l’inverse, six départements dont la Seine et Marne, le Gers ou encore la Mayenne ont décidé de ne rien modifier : « Rechanger la limitation de vitesse sur 800 km en suivant les recommandations coûterait 300 millions d’euros » explique Alain Lassus, le président (PS) du conseil départemental de la Nièvre dans les colonnes du Parisien.

En effet, les élus qui souhaitent faire machine arrière doivent mettre la main à la poche. Les nouveaux panneaux 90km/h doivent être financés et installés par les gestionnaires des voiries (départements ou mairies). Des panneaux qui doivent se placer avant chaque section et après chaque intersection.

Outre le budget, une circulaire envoyée aux préfets impose des conditions draconiennes pour valider un retour aux 90km/h. Les élus doivent notamment transmettre « un projet d’arrêté motivé » au préfet. Concrètement, une étude doit être menée pour vérifier l’accidentologie sur les routes : «  Ce sont des recommandations pour expliquer dans quelles conditions repasser à 90km/h » raconte Emmanuel Barbe.

Le document indique aussi que les tronçons de route concernés doivent faire au moins 10km et un avis défavorable sera émis dans ces différents cas :

  • Des véhicules agricoles circulent sur la route
  • Des riverains circulent aux abords de la route
  • La route est traversée par des chemins de grande randonnée
  • La route est traversée par des pistes cyclables de moyenne ou courte distance

Une mortalité en baisse grâce au passage aux 80km/h

Il faut dire que depuis l’abaissement de la vitesse sur des routes secondaires, la mortalité a baissé : « Entre juillet 2018 et juillet 2019, nos études ont montré qu’il y avait eu 206 tués en moins sur le seul réseau passé aux 80km/h » relate Emmanuel Barbe, le délégué interministériel au quotidien.

Récemment, la Sécurité routière a dévoilé les chiffres de la mortalité routière pour l’année 2019. Au total, ce sont 3 239 personnes qui ont perdu la vie sur les routes. C’est 9 personnes de moins que l’année précédente.

Dans son communiqué, la Sécurité routière raconte : « D’après l’ONIR, en comparaison des cinq dernières années, 209 vies été épargnées lors de la première année de la mesure sur le réseau hors agglomération et hors autoroute concerné par la baisse à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée. La mortalité sur ce réseau est équivalente le second semestre 2019 à celle du second semestre 2018 ce qui confirme l’effet de la mesure, et ce, bien que ce réseau ait été fortement impacté par la dégradation du parc des radars depuis l’année 2018 ».

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES