Assurance auto

Autolib' : conflit entre la mairie de Paris et le groupe Bolloré

Publié par le

Vers la fin d'Autolib' à Paris ?

Est-ce bientôt la fin du service Autolib’ à Paris ? Le groupe Bolloré, a récemment réclamé 46 millions d'euros par an de fonds publics jusqu'en 2023. Une somme qui devrait permettre d’éponger les dettes selon l’industriel breton mais qui est jugée « abracadabrantesque » par la mairie de Paris.

La somme demandée par le groupe Bolloré, contestée par la mairie de Paris

Combien de temps allons encore nous voir des véhicules Autolib’ dans les rues Parisiennes ? C’est une question que l’on peut légitimement se poser tant le conflit entre la mairie de Paris et le groupe Bolloré donne l’impression de s’envenimer. Le service d'autopartage de voitures électriques lancé en 2011 en Île-de-France croule sous la dette. Et pour les éponger, le groupe Bolloré a récemment réclamé 46 millions d'euros par an de fonds publics jusqu'en 2023. Une somme qui serait à la charge des 98 communes équipées du service Autolib’.

Dans une lettre publiée dans les colonnes du journal Le Monde, Vincent Bolloré, PDG du groupe, demande « des compensations aux collectivités correspondant au montant des dettes futures ». Pour Vincent Bolloré, le déficit cumulé du service pourrait atteindre 293 millions d'euros en 2023. C’est-à-dire l’année de fin de la concession. Un déficit contesté par Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), dans la foulée de la publication de la lettre : « nous contestons radicalement et fermement l’ampleur des chiffres ». La maire de Paris, Anne Hidalgo, a quant à elle réagi hier, lundi 6 juin. Pour l’élue, la somme réclamée est « abracadabrantesque ».  

Des discussions pour remplacer Autolib’

Pour rappel, lors de la signature du contrat, le groupe Bolloré avait assuré qu’il comblerait les pertes du service à hauteur de 60 millions d'euros au total. Le reste devait être à la charge des communes selon le nombre de bornes du service Autolib’ sur leur territoire. En 2016, la société un premier plan d'affaires déficitaire de 179 millions d'euros. Un plan contesté par le syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole (SAVM). Pour l’industriel Breton, cela montre qu’il n’a « cessé d'alerter de la dérive financière du service ». Et ce depuis 3 ans.

De son côté, Anne Hidalgo a annoncé la prochaine installation d'une commission sur le sujet. La maire de Paris a également précisé que des « des discussions avec différents constructeurs » avaient été entamées pour remplacer ce service. « Il existe désormais des systèmes d'autopartage en free floating, comme le fait par exemple Renault », indique ainsi Anne Hidalgo.

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES