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Autolib' : fin du contrat Bolloré, qui pour prendre la place ?

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Le Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM) a voté la fin du dispositif Autolib’

Le Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM) a voté, jeudi 21 juin, la fin du dispositif Autolib’. Une décision qui entraîne l’arrêt de ce service de voitures électriques en libre-service. Mais quel avenir pour les places ou bien encore les bornes ? Et surtout, qui pour remplacer le groupe Bolloré ?

Le SAVM résilie le contrat Bolloré

Autolib’, c’est fini. On s’y attendait depuis plusieurs semaines, c’est désormais officiel. Jeudi 21 juin, le Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM), a voté la résiliation du contrat avec le groupe Bolloré. Une décision qui met fin au dispositif de véhicules électriques en libre-partage assuré depuis 2011 par le groupe. Acté lors d’une réunion réunissant les 103 communes partenaires, ce choix fait suite à leur refus de régler les 233,7 millions € demandés par le groupe Bolloré. Une somme jugée « abracadabrantesque » par la maire de Paris, Anne Hidalgo. Alors que le contrat devait courir jusqu’à 2023, ces petites automobiles grises ne rouleront donc plus dans les rues de la capitale.

Dans un communiqué, le SAVM a tenu à préciser qu’il allait « dans les jours à venir, négocier avec le groupe Bolloré un protocole de sortie de contrat afin de régler l’ensemble des modalités opérationnelles ». Parmi ces différents objectifs, figurent ceux d’accompagner les abonnées et veiller à ce que le groupe Bolloré reclasse les salariés. Des salariés qui étaient présents devant la mairie du XIIe où s’est déroulée la réunion. Autolib’ dénombrait 150 000 abonnés et fonctionnait grâce à 254 salariés. De son côté, Gilles Alix, président d’Autolib’ SAS, a indiqué que le groupe allait contester cette décision. « Sachez que nous irons au tribunal administratif et que nous obtiendrons beaucoup d’argent, je pense que c’est comme ça que ça va se terminer ».

Quel avenir pour l’autopartage à Paris ?

Le contrat résilié donc, mais quid des infrastructures ? Que vont devenir les places, voitures ou encore bornes du service Autolib’ ? Et qui pour le remplacer ? Si des discussions ont déjà été entamées, les questions subsistent. Le groupe PSA a déjà exprimé son intérêt. Tout comme BMW, Daimler ou Renault. Après une réunion organisée par la Mairie de Paris avec les successeurs potentiels, un communiqué indiquait : « Ces professionnels estiment qu'il est possible de déployer dans les prochaines années plus de 20 000 véhicules en autopartage intra-muros et en petite couronne ». La municipalité a déjà précisé que plusieurs entreprises proposaient déjà des véhicules. C’est notamment le cas de Communauto, Ubeequoou bien encore Zipcar. Des automobiles qui fonctionnent toutes à l’essence.

Le système de free-floating devrait également être adapté aux voitures. Les clients les géocaliseraient à l’aide d’une application et pourraient les garer sur n’importe quelle place de parking. Un système qui plaît aux constructeurs automobiles. PSA et Renault l’ayant déjà mis en place à Madrid. Cette solution demanderait néanmoins quelques ajustements précise Les Echos. Il faudrait en effet régler les problèmes du stationnement et de la recharge. Pour ce qui est du stationnement, il serait nécessaire de garder des « places fixes dédiées » mais aussi de gérer le parcmètre. Les bornes de recharge devraient quant à elles être changées en borne de recharge rapide. Ou du moins améliorées.

Les places et bornes libérées dévolues aux voitures électriques des Franciliens

Dans l’immédiat, la mairie de Paris a déjà apporté quelques précisions au sujet des places de stationnement et des bornes de rechargement. « La Maire de Paris a également décidé que les 3 244 places de stationnement qui sont actuellement dévolues à Autolib' seront dédiées à terme aux Parisiens et aux Franciliens propriétaires d'un véhicule électrique ou utilisant un véhicule électrique en autopartage, à titre personnel ou professionnel », précise un communiqué. Les 620 bornes seront quant à elles dévolues à la recharge des véhicules électriques des Franciliens.

 
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