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Autolib' : la fin du service fixé au 31 juillet 2018

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Autolib' s’arrêtera progressivement d’ici au 31 juillet

Le service de voitures électriques en libre-service Autolib’ s’arrêtera le 31 juillet 2018. Une diminution progressive du nombre de véhicules et de stations est prévue avant cette date. 

Un accord trouvé entre le SAVM et le groupe Bolloré

La date est désormais connue. Autolib’, le service de voitures électriques en libre-partage, en service depuis 2011 à Paris, s’arrêtera progressivement d’ici au 31 juillet 2018. Après cette date, il ne sera plus possible de les conduire. Un accord qui a été trouvé lundi 25 juin lors d’une réunion qui s’est tenue entre le Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM) et le groupe Bolloré. Chez Autolib’, on indique que cette décision d’une « extinction progressive » est préférable à un « arrêt brutal ». Concrètement, le nombre de voitures et stations disponibles diminuera progressivement à partir du 1er juillet. Pour les abonnées, Autolib’ explique que les stations fermées seront « indiquées comme indisponibles sur l'application ou le site ». Ce délai d’un mois devrait permettre de gérer la fin du service et les différentes questions que cela soulève.

Gérer la fin du service, reclasser les employés, informer les abonnés

Cette annonce, qui fait suite à la résiliation du contrat  avec le groupe Bolloré, devrait être saluée par les élus locaux. Ces derniers avaient en effet demandé un « arrêt progressif » afin de pouvoir informer les 150 000 usagers et reclasser les salariés. Un reclassement qui incombera au groupe Bolloré. Le groupe « s'est engagé, comme il en a la responsabilité, à travailler au reclassement des 254 salariés », a détaillé à l'AFP le SAVM. L’entreprise devra également retirer toutes ses voitures avant le 31 août. Côté usagers, on se demande quelles vont être les alternatives proposées. Certains ont même tenté d’influer sur la décision du Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole pour que le contrat ne soit pas résilié. Une pétition a été lancée il y a 6 jours pour demander le « maintien du service public Autolib’ ». Elle a récolté jusqu’à présent plus de 34 000 signataires.

Pour rappel, cette décision de mettre fin au service Autolib’ fait suite à des semaines de conflit entre le Syndicat mixte et le groupe Bolloré. Les deux se renvoyant la responsabilité du déficit. Un déficit estimé à 293,6 millions € par le groupe Bolloré. Et alors que ce dernier avait accepté de ne prendre en charge que 60 millions, le Syndicat mixte et la ville de Paris ont refusé de payer une facture jugée « démesurée ». L’histoire n’est cependant pas terminée. Après l’annonce de résiliation du contrat, Gilles Alix, président d’Autolib’ SAS, avait indiqué que le groupe allait contester cette décision. « Sachez que nous irons au tribunal administratif et que nous obtiendrons beaucoup d’argent, je pense que c’est comme ça que ça va se terminer ».

 
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