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Autopartage : Autolib' s'est arrêté définitivement

Publié par le , Mis à jour le 01/08/2018 à 14:38

Autopartage : il n'y a plus de véhicules Autolib' à Paris et ses environs

Service emblématique de l’autopartage dans la capitale et ses environs, Autolib’ a officiellement cessé ses activités hier, mardi 31 juillet 2018, à 23h59 précises. Les dernières voitures électriques ont effectivement déserté les rues de la capitale, épilogue d’une bataille financière opposant le Syndicat Vélib' Autolib' Métropole (SVAM) au groupe Bolloré depuis plusieurs mois. Etat des lieux.

250 millions d’euros réclamés par Bolloré

Autolib’ et ses 150 000 abonnés auront donc payé le prix fort de la bataille entre le SVAM et le groupe Bolloré qui, rappelons-le, réclame la bagatelle de 250 millions d’euros pour compenser les pertes du service d’autopartage et la résiliation anticipée du contrat de délégation de service public.

Présidente du SVAM, Catherine Baratti Elbaz n’en démord pas. Elle considère que cette facture est à la fois « irréaliste et absolument indécente » et donne rendez-vous devant les juridictions contentieuses administratives à la rentrée prochaine.

La fin de l’activité d’Autolib’, c’est aussi l’incertitude pour ses 260 salariés. Un plan de sauvegarde de l'emploi serait actuellement discuté entre la direction et les syndicats. Malheureusement, si des salariés pourront sans doute être reclassés chez Bolloré, les départs anticipés assortis éventuellement de formations et d’aides au reclassement devraient être légion.

Des Bluecar en vente à 6 000 euros

En ce qui concerne les 4 000 Bluecar, nom de ces petites voitures grises utilisées dans le cadre du service d’autopartage, l’écrasante majorité d’entre elles fera l’objet d’un démantèlement en raison de dégâts trop importants. Toutefois, 500 véhicules seront réaffectés à Bordeaux, à Lyon ou encore à Turin, où l’on trouve d’autres services d’autopartage proposés par le groupe Bolloré. Quelques centaines de Bluecar seront quant à elles vendues à des particuliers, à des entreprises voire à des conducteurs de VTC. Prix de vente : aux alentours de 6 000 euros.

En outre, pour ce qui est du millier de stations de chargement disséminées à Paris et dans la centaine de communes franciliennes concernées, tout dépend de la municipalité. Par exemple, à Paris, la maire Anne Hidalgo a annoncé que ces places Autolib’ seront réservées aux Franciliens propriétaires d’un véhicule électrique. Toutefois, dans un premier temps, ces places seront inutilisables et, pour cause, la partie logicielle qui sert à gérer l'identification du véhicule, l’abonnement ou encore la facturation est la propriété du groupe Bolloré. Pour la remise en service de ces stations, Paris devra donc trouver un nouveau prestataire ou mettre au point son propre logiciel.

 
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