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Autopartage : la mairie de Paris accélère pour le remplaçant d'Autolib'

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Que vont devenir les 3 244 bornes que se partageaient les Autolib' à Paris ?

Depuis fin juillet, l’histoire d’amour entre les Parisiens et Autolib’ est terminée. Pour remplacer les petites voitures grises du groupe Bolloré, la mairie de Paris avait évoqué diverses solutions. En attendant l’arrivée d’ADA-Renault, prévue pour le 27 septembre, l'Hôtel de Ville a décidé de revoir à la hausse de nombre de places réservées à trois sociétés d'autopartage « en boucle », rapporte Les Echos.

Les véhicules électriques ADA-Renault disponibles le 27 septembre

La mairie de Paris ne souhaite plus attendre pour remplacer Autolib’. Au prochain Conseil de Paris, qui se déroulera fin septembre, les élus devraient débattre d’une proposition visant à augmenter le nombre de places réservées à trois sociétés d'autopartage « en boucle ». La fin du mois de juillet a marqué le clap de fin pour Autolib’. Pour remplacer les voitures du groupe Bolloré les successeurs étaient nombreux à manifester leur intérêt. Parmi eux, ADA-Renault. Cette paire, sélectionnée par la mairie de Paris, mettra à disposition des Parisiens une poignée de voitures électriques et ce à compter du 27 septembre. Un système qui ne sera toutefois disponible que dans les XIe et XII arrondissements de la capitale.

Plus de places pour Communauto, Zipcar et Ubeeqo

L’alliance ADA-Renault ne sera néanmoins pas la seule à proposer des véhicules. La fin d’Autolib’ a permis de mettre en lumière trois sociétés d'autopartage « en boucle » (Communauto, Zipcar et Ubeeqo). Entendez par là, un système où l’auto doit être prise et reposée au même endroit. Invisibilisées par Autolib’, ces trois sociétés souhaitent profiter du fait que la mairie de Paris ait rompu le contrat avec le groupe Bolloré. Un souhait entendu par l'Hôtel de Ville. Jusqu’à présent, Communauto, Zipcar et Ubeeqo se partagent 226 places de stationnement. Des places qui leurs sont réservées en contrepartie d’une redevance d'occupation du domaine public. Problème, le nombre de places est bien trop limité, et aucune des différentes parties ne gagent d’argent.

Afin de résoudre ces deux problèmes, le Conseil de Paris va donc débattre fin septembre, sur une nouvelle grille tarifaire ainsi que sur un nouveau parc. « L'objectif est d'aller jusqu'à 1 000 places de stationnement sur la voie publique, pour des citadines comme pour des utilitaires. On verra en fonction de la capacité des opérateurs à répondre à l'appel à concurrence », explique au quotidien Les Echos, Christophe Najdovski, adjoint à la maire chargé des transports et de la voirie.

Le conflit avec Bolloré empêche d’utiliser les 3 244 bornes

A en croire Les Echos, la nouvelle grille tarifaire devrait être assez complexe. Jusqu’à présent, les trois sociétés règlent une redevance annuelle de 750, 1 500 ou 3 000 € par véhicule. Avec la nouvelle grille tarifaire, la mairie penche pour « trois niveaux de redevance et quatre niveaux de tarifs en fonction de la motorisation du véhicule (électrique, hybride, essence) », explique Christophe Najdovski. Concrètement, douze possibilités de prix devraient être proposées aux sociétés.

Côté places, avec son départ, le groupe Bolloré a laissé près de 3 200 bornes libres. Toutes ne peuvent néanmoins pas être utilisées. Le conflit entre le groupe Bolloré et la mairie de Paris a débouché sur une situation qui semble inextricable. Pour le moment, le logiciel de chargement appartenant toujours à Bolloré, aucune voiture ne peut être rechargée sur les bornes. Ces places inutilisables seront donc en majorité transformées en places de voirie normales.

 
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