Assurance auto

Carburant : l'essence au plomb, c'est fini !

Publié par le , Mis à jour le 30/11/2021 à 10:00

Ça y est, il n'y a définitivement plus d'essence au plomb distribuée dans le monde. L'Algérie, dernier pays à en mettre à disposition, a écoulé la fin de ses stocks cet été. La fin de ce carburant toxique est issue de décennies de lutte par l'ONU (Organisation des Nations Unies).

L'Algérie, dernier pays à en distribuer, a écoulé tous ses stocks

« C'est un grand jour », s'est enthousiasmée Jane Akumu, coordinatrice principale de la mobilité durable pour le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Le 30 août dernier, les Nations Unies ont annoncé de façon officielle la fin de l'utilisation de l'essence au plomb dans le monde entier. En effet, l'Algérie, qui était le dernier pays à en distribuer, a écoulé la fin de son stock et plus aucune station-service n'en sert désormais.

L'essence au plomb était connue pour être toxique

Il faut dire que ce carburant représentait un danger certain pour la santé. Un peu d'histoire : en 1922, du plomb est incorporé dans certaines essences afin d'améliorer les performances des moteurs. Sont louées les vertus lubrifiantes du plomb et sa résistance à l'explosion dans les moteurs thermiques. Mais les autorités ne tardent pas à pointer du doigt la toxicité de ce carburant. En 1924, plusieurs ouvriers d'une raffinerie ont été hospitalisés à cause de l'essence au plomb ; cinq d'entre eux n'ont pas survécu.

Le plomb est bel et bien toxique pour la santé ainsi que l'environnement. Dans les années 1970, la recherche avance et les scientifiques réunissent assez de preuves des effets néfastes du plomb sur la santé pour demander son interdiction. Le Japon prend le pas et devient le premier pays à interdire l'essence au plomb en 1980. Suivent ensuite l'Autriche, le Canada, la Slovaquie, le Danemark, puis la Suède. Viennent ensuite les États-Unis et l'Allemagne, qui interdisent progressivement son usage jusqu'en 1996. En France, il faut attendre janvier 2000 pour que l'interdiction de l'essence au plomb devienne effective, suite à l'application d'une directive européenne de 1998.

L'ONU luttait depuis plusieurs décennies pour éradiquer l'essence au plomb

« L'application réussie de l'interdiction de l'essence au plomb constitue une étape importante pour la santé dans le monde et pour notre environnement », jubile Inger Andersen, directrice du PNUE. Il faut dire que les Nations Unies luttaient depuis deux décennies pour interdire définitivement l'usage de l'essence au plomb. En 2002, le PNUE s'était engagé à mettre fin à son utilisation, qui restait d'actualité dans certains pays aux revenus plus modestes. Ainsi, en 2016, la Corée du Nord, la Birmanie et l'Afghanistan y mettaient un terme.

D'après les estimations du PNUE, les avantages et gains engendrés par la fin de l'essence au plomb ont de quoi séduire : 1,2 millions de morts prématurées chaque année avec de nombreuses maladies indirectes évitées (cancers, problèmes de développement du cerveau, cardiaques...), une pollution de l'air réduite soit une économie d'environ 2 450 milliards de dollars (l'équivalent du PIB français) !

Rappelons par ailleurs que l'ONU vise également la transition énergétique du parc automobile mondial sans émissions de CO2. Cela passe donc par la radiation pure et simple des véhicules thermiques. En Europe, cela se traduit concrètement par l'interdiction à venir en 2035 de la commercialisation de voitures thermiques (essence ou diesel) et la promotion très marquée de la voiture électrique par les différents gouvernements concernés. La Chine est également très impliquée dans la transition vers la voiture électrique.

Économisez jusqu'à 40% sur votre assurance auto

Grâce à Assurland.com, comparez gratuitement vos assurances personnelles en quelques minutes pour être protégé au meilleur prix !

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES