Assurance auto

Comment expliquer le succès de la voiturette en pleine pandémie ?

Publié par le , Mis à jour le 17/11/2020 à 16:41
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Avec l'arrivée des constructeurs traditionnels le succès des voiturettes ne devrait pas se démentir.

Dans le sillon creusé par les nouvelles mobilités individuelles et citadines, la voiture sans permis réalise elle aussi une belle année 2020 en termes de ventes, malgré une crise sanitaire et économique qui fait plonger le secteur automobile traditionnel. 

Le secteur auto s'éffondre, mais pas la voiturette

Les mauvaises langues diront qu’elle est si légère qu’elle risque de s’envoler, mais la voiture sans permis a bien le vent en poupe. Contre toute attente, elle a profité elle aussi de l’attrait des mobilités individuelles en dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19.

Une percée d’autant plus étrange que le secteur automobile traditionnel, lui, a bel et bien plongé cette année. A la fin du mois d’octobre, les immatriculations de véhicules neufs avaient en effet une nouvelle fois reculées de 9,5% par rapport à un an plus tôt. Il s’agissait alors du huitième mois d’affilée de chiffre d’affaire en baisse. Et, au total, le secteur accuse déjà un retard d’un demi-million de véhicules vendus par rapport 2019.

Face à ces chiffres préocucpants, force est de constater que la voiture sans permis a elle bien résisté cette année avec des ventes qui s’annoncent relativement stables par rapport à 2019. En tout, 13 400 voitures sans permis avaient été immatriculées l’année dernière, et la tendance voudrait que les ventes se maintiennent à ce niveau d’ici à la fin d’année. En effet, selon les chiffres d’AAA Date, 11 200 voiturettes ont déjà obtenu leur permis de rouler en France métropolitaine entre janvier et fin octobre. C’est déjà une centaine de plus que l’année passée sur la même période.

Une spécificité française

L’activité du constructeur français Aixam illustre bien cette dynamique sur l’exercice 2020. Le leader européen des voitures sans permis écoule en temps habituels une douzaine de milliers d’unités, dont la moitié en France. Après la fermeture de ses usines durant le confinement, l’entreprise a reris son activité fin avril portée par une forte demande qui est allée croissante à partir du début de l’été : entre juillet et septembre les ventes d’Aixam ont grimpé de 23% par rapport à 2019.

La France conforte ainsi d’autant plus son image de pays de la voiturette. Il s’agit en effet d’une particularité hexagonale, puisqu’environ 90% de la production européenne est assurée par des marques françaises. Mais ces dernières s’orientent surtout vers le marché intérieur, car au-delà de nos frontières les législations ne permettent pas toujours de rouler sans permis. En France, seul le Brevet de sécurité routière (dorénavant permis AM) est exigé par la loi pour les personnes nées après 1988.

Les nouvelles mobilités ont le vent dans le dos

C’est sans doute cette législation particulière qui a permis aux voiturettes de profiter cette année du même boom que les gyropodes, trottinettes ou autres vélos électriques, surnommés « EDMP » pour « Engins de Déplacement Personnel Motorisés ». La fermeture des auto-écoles au printemps, puis l’allongement des listes pour passer l’examen du permis de conduire depuis cet été, par effet de rattrapage, ont sans doute profité à ces nouvelles mobilités et à la voiturette en particulier.

Il faut y ajouter sa facilité d’utilisation, son gabarit réduit et son adaptation tout particulière à la conduite citadine. Des atouts qui n’ont pas échappé aux grands constructeurs automobiles, qui se lancent peu à peu dans la voiture individuelle, sans permis, mais aussi électrique. Après le Twizy lancé par Renault en 2011, Citroën est entré cette année dans la course avec l’Ami.

La tendance se poursuit avec les constructeurs traditionnels

Vendue moins de 7 000 euros, cette dernière se positionne même en concurrente farouche des voitures sans permis « traditionnelles » qui se négocient neuves plutôt autour de 10 000 euros. Toutefois se lancer dans un contexte aussi particulier que celui que nous connaissons cette année n’aide pas, et l’AMI rencontre des retards de livraisons. Pour l’expliquer, Citroën met en avant le succès rencontré par son modèle, avec 2400 unités de commandées depuis son lancement à la fin du premier confinement.

Ce succès, sur des tranches d’âge jeunes et citadines, illustre bien l’engouement à l’œuvre pour toutes formes de mobilités individuelles et sans permis. Longtemps victime de la comparaison avec la voiture traditionnelle, la voiture sans permis se découvre une nouvelle jeunesse aux côtés de nouveaux modes de déplacements branchés.

Toutefois, comme nous l’expliquions récemment, ces nouvelles mobilités ne sont pas toujours les mieux assurées. Au contraire, leurs usagers ne sont pas tous au fait de l’obligation de s’assurer, y compris pour les voitures sans permis. Nous vous conseillons donc de jeter un œil à notre comparateur d’assurance pour voiturette, afin d’être certain d’être couvert par les meilleures garanties au meilleur prix.

 
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1 RÉACTION
Fabre 24/11/2020 à 18:08
Effectivement après avoir consulté un site permettant de comparer en quelques minutes les tarifs d’un grand nombres d’assureurs j’ai été stupéfait que sur des critères identiques, les tarifs pouvaient varier du simple à plus du double.... Conclusion... à vous de voir.

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