COP26 : l'assurance auto française se positionne contre le changement climatique

Publié par Théophile Robert le 09/11/2021 à 17:07 , Mis à jour le 08/03/2022 à 00:00

À l'heure où se déroule la COP26, la Fédération française de l'assurance (FFA) veut mettre l'accent sur le rôle de l'assurance auto dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Elle propose par exemple de se concentrer sur la pièce de réemploi pour traiter les sinistres automobiles.

La FFA veut se positionner contre le changement climatique via l'assurance auto

Comment l'assurance automobile pourrait-elle lutter contre le changement climatique ? Rappelons que l'assurance repose sur un principe de mutualisation des risques. En d'autres termes, il ne faut pas la voir comme des produits séparés bien distincts les uns des autres. D'autant que nombre d'assureurs se positionnent sur plusieurs risques à la fois. Et ces risques coexistent : auto, moto, habitation, santé... mais aussi risques climatiques.

Les compagnies d'assurances sont peuvent donc avoir un rôle clé dans la lutte contre changement climatique. De son côté, l'assurance auto est l'un des domaines majeurs de l'assurance et génère de fait une grande partie des cotisations et de la gestion du risque. Ainsi, la FFA, qui participe en ce moment à la COP26 à Glasgow, a fait part de sa volonté de s'engager à ce titre. D'ici aux trente prochaines années, elle espère que l'assurance prendra ses responsabilités en la matière.

« Le changement climatique devient une urgence collective, comme le prouve la dernière étude publiée par la Fédération française de l’assurance, qui anticipe un quasi-doublement des sinistres climatiques à l'horizon 2050 », s'est positionnée la FFA.

Le changement climatique pourrait provoquer « un quasi-doublement des sinistres climatiques à l'horizon 2050 »

Pour mener à bien cette tâche, l'assurance doit tenter de limiter les dégâts à indemniser pour les décennies à venir. Car qui dit moins de sinistres dit moins de dépenses en indemnisations. Et également plus de budget à consacrer à la lutte contre le changement climatique. L'assurance auto pourrait par exemple inciter les assurés à opter pour des pièces de réemploi afin de limiter la production de nouvelles pièces. D'autant plus que l'usage des pièces de réemploi est actuellement anecdotique.

La pièce de réemploi, qui sert notamment en carrosserie, ne représentent que 3 % des pièces remplacées. C'est la MAIF qui en fait le meilleur usage. Son taux d'utilisation de pièces de réemploi en carrosserie est de 9,6 %. Bien loin par rapport aux pays scandinaves, qui les utilisent à 25 %.

« Nous sommes tous concernés par le changement climatique et je suis convaincue que nous avons tous un rôle à jouer, explique la FFA. Généraliser les comportements les plus vertueux en matière de réemploi et de réparation, cela fait partie du rôle des assureurs. C'est ce que nous faisons à travers ces nouveaux engagements. Grâce à l'action de nos membres, nous allons ainsi contribuer très concrètement à la décarbonation de notre économie tout en soutenant des filières innovantes, au plus près des enjeux économiques locaux ».

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