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Coronavirus : l'usine PSA de Poissy fabrique des respirateurs

Publié par le , Mis à jour le 17/04/2020 à 15:31

PSA est composé de Peugeot, Citroën, DS Automobiles, Opel et Vauxhall

Malgré les grandes difficultés éprouvées très tôt, l'industrie automobile se montre particulièrement solidaire pendant le Grand Confinement. Le jeudi 16 avril dernier, l'usine PSA de Poissy dans les Yvelines (78) a annoncé un objectif de 10 000 respirateurs artificiels produits en partenariat avec Air Liquide, groupe industriel spécialisé dans le gaz industriel.

L'usine PSA de Poissy vise une production de 10 000 respirateurs artificiels

C'est une très bonne initiative de la part du groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS Automobiles, Opel, Vauxhall) : le groupe automobile prévoit une production de 10 000 respirateurs artificiels d'ici la deuxième semaine du mois de mai. Jusqu'à présent, seul Air Liquide en fabriquait, à hauteur de 200 unités par an. L'entreprise avait rehaussé son objectif à 1 000 pour la fin du mois d'avril mais a fait appel à d'autres industriels pour lui prêter main forte. L'objectif est simple : mettre rapidement à disposition un grand nombre de respirateurs pour répondre au besoin des hôpitaux français généré par l'afflux de nouveaux patients atteints du COVID-19.

95 salariés se sont portés volontaires pour travailler à l'usine de Poissy dans les Yvelines pour fabriquer ces respirateurs et la précision est de mise : « On s'est rapproché au maximum de ce que nous on faisait déjà même si c'est plus minutieux », explique Stéphane, un des employés de l'usine qui travaille habituellement sur les blocs avants automobiles. « Tout est à l'arrêt, mis à part l'atelier de fabrication des respirateurs artificiels. Il y a 15 jours, c'était un espace vide ici », raconte Frédérique San Marco, responsable communication du site de PSA Peugeot-Citroën.

Chaque respirateur nécessite l'assemblage de quelque 300 composants. « L'essentiel de l'activité, c'est vraiment de l'assemblage de très petites pièces. Vous allez voir, des outils avec lesquels on n'a pas l'habitude de travailler puisque là on est plus sur le tout petit tournevis, la pince à épiler », décrit Frédérique San Marco L'objectif de production quotidienne est de 300 unités.. Une fois produits, ils sont strictement contrôlés et, s'ils sont valides, sont envoyés chez Air Liquide qui les livre enfin aux hôpitaux.

Une industrie automobile en grande difficulté mais qui se montre très solidaire pendant la crise du coronavirus

Cette initiative de PSA est d'autant plus louable : l'industrie automobile est à l'arrêt et les ventes ont plongé. En France, le confinement a fait chuter les ventes de plus de 96 % ; les ventes d'avril 2020 ne représentent que 3,66 % des ventes réalisées en avril 2019. De nombreux constructeurs ont dû ralentir, voire arrêter complètement leur production. Les chaînes logistiques avec la Chine, important acteur de la production industrielle automobile mondiale, ont été complètement rompues. À savoir que PSA ne réalise aucun bénéfice sur cette activité.

C'est une lueur d'espoir pour les hôpitaux français, qui ne disposent que de 8 000 respirateurs à l'heure actuelle, alors que la demande nationale en exige le double. D'autres constructeurs ont également fait preuve de solidarité pendant ces temps difficile. Renault, qui ne versera aucun dividende à ses actionnaires en 2020 à cause de difficultés financières a par exemple offert 130 000 masques au personnel soignant. De surcroît, la marque au losange s'est elle aussi mise à la production de respirateurs artificiels en partenariat avec Michelin et ST Microelectronics, avec un objectif de production hebdomadaire de 500 unités.

Ce mouvement de solidarité de l'industrie automobile est également présent dans bien d'autres pays du monde. En Italie, Ferrari produit des pièces de respirateurs, Seat fait de même en Espagne ainsi que General Motors et Tesla aux États-Unis. En outre, d'autres constructeurs tels que Mercedes, Jaguar, McLaren et Toyota ont mis en œuvre des dispositifs médicaux. Des mesures plus qu'appréciées en cette pandémie de coronavirus COVID-19.

 
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