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Cours du pétrole et motorisations : un marché complexe pour l'acheteur

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Le prix du carburant est instable depuis début 2019

Le cours du pétrole fluctue encore en cette fin de mois d'octobre. Augmentations, baisses, offres de motorisations de plus en plus nombreuses, bonus et malus écologiques pour le conducteur, nouvelles taxes... le marché semble toujours plus complexe pour le simple acheteur.

Une récente baisse du cours du pétrole

Cette année, le cours du pétrole a été grandement perturbé. De nombreux facteurs entrent en compte : taxes, taux de change euro-dollar, cours du baril de pétrole, niveau des stocks et demande. Il faut ajouter à cela pour l'année 2019 l'influence du mouvement des gilets jaunes ainsi que la récente attaque de drones contre des installations pétrolières en Arabie Saoudite.

Mais par rapport à la semaine dernière en France, les prix à la pompe ont reculé. Le gazole est passé à 1,4388 euro, soit une baisse de 0,14 centime, le SP95 à 1,4921 euro, soit une baisse de 0,50 centime, le SP95-E10 (contient jusqu'à 10% d'éthanol) à 1,4650 euro, soit une baisse de 0,56 centime et le SP98 à 1,5528 euro, soit une baisse de 0,65 centime.

On peut expliquer cette baisse par les inquiétudes relatives à la santé de l'économie mondiale suite aux événements en Arabie Saoudite. Les cours tendent depuis peu à se stabiliser. En cause : le recul des stocks de brut aux États-Unis mais aussi les spéculations sur une nouvelle diminution de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Diesel, essence, hybride, électrique... quels avantages ?

Aujourd'hui en France, le gazole représente environ 80% du volume de carburant vendu. Toutefois, il ne concerne plus qu'un tiers des immatriculations contre les trois quarts à son zénith en 2012. Il faut dire que les pompes jaunes ont été grandement décriées : le diesel est très polluant. Suite aux révélations sur le dieselgate, l'Europe avait durci ses lois concernant ce type de motorisation, faisant chuter les ventes.

Côté essence, la situation n'est pas vraiment plus claire. « J’ai décidé de passer à l’essence pour des raisons écologiques, explique à l'AFP Alain Cordon, retraité dans les Yvelines, mais j’ai été très surpris de me voir infliger un malus écologique de 80 euros sur mon véhicule, alors qu’il n’y en avait pas sur les modèles diesel de même puissance. Je pense qu’il y a plein de gens qui ne peuvent pas comprendre ça ». En effet, les moteurs à essence sont gourmands et émettent plus de CO2 (l'un des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique) que leurs homologues à essence. Une taxe supplémentaire à l'achat sera également instaurée au 1er janvier prochain pour encourager l'achat de véhicules électriques.

Et pour le moment, ces motorisations électriques ne représentent que 2% du parc automobile français. Même si les modèles sont de plus en plus performants, le segment peine à convaincre en raison de son manque d'autonomie et de polyvalence par rapport à leurs cousines à essence ou diesel. De son côté, l'hybride ne semble guère plus convaincre. Cette formule ne concerne que 5% du parc automobile français.

Consommateurs en difficulté et marché en recul

Face à un marché si imprévisible et de facto complexe, il est difficile pour l'acheteur automobile de s'y retrouver. En outre, les gouvernements ne semblent pas au fait des nouvelles technologies et peinent à légiférer en conséquence. « On tient un discours anti-diesel qui tue le marché et en même temps le diesel est favorisé par le système de bonus/malus. Les gens sont perdus », dénonce Pilippe Geffroy, président de Mazda France.

Jacques Aschenbroich, à la tête de l'équipementier Valeo ajoute : « Il y a un phénomène d’attente. Les gens se disent : "je ne sais pas quoi acheter, donc je ne change pas mon véhicule et j’attends". C’est probablement l’une des explications aujourd’hui à la baisse du marché européen ». Et quand on se penche sur l'état actuel du marché, on observe bien que, si les ventes aux entreprises tendent à rattraper les résultats français (2,1 millions d'immatriculations prévues pour cette année), les ventes aux particuliers sont en baisse. Et le vieillissement du parc automobile ne présage rien de bon côté environnement.

 
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