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Des taxis amateurs bientôt mis en place dans les zones rurales ?

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Le gouvernement souhaite mettre en place des taxis amateurs en zones rurales

Dès l’autonome prochaine, des conducteurs amateurs pourraient avoir le droit de transporter des passagers contre rémunération révèle le journal Les Echos. Si ces taxis amateurs ne font pour l’instant que l’objet d’une étude de la part de l’Etat, les professionnels s’inquiètent de cette concurrence qu’ils jugent déloyale.

Une mesure qui devrait s’inscrire dans la Loi d’Orientation sur les Mobilités

Une idée qui est loin de faire l’unanimité. Pour lutter contre les « déserts de mobilité », le gouvernement songerait à développer des taxis amateurs, révèle Les Echos. Mais que ce cache-t-il derrière ce terme de « taxis amateurs » ? Des conducteurs, amateurs donc, pourraient transporter des passagers contre rémunération. Présentée jeudi 10 mai aux différentes organisations du secteur, cette mesure s’inscrirait dans la future Loi d’Orientation sur les Mobilités (LOM). Loi qui sera débattue cet autonome à l’Assemblée.

En zones rurales, l’automobile individuelle est indispensable, car l’unique moyen de transport. Cette mesure, qui est à l’étude depuis les Assises de la mobilité en décembre 2017, doit « donner la possibilité aux collectivités territoriales (…) d’autoriser le transport de personnes effectué à titre onéreux par des conducteurs non professionnels ». Pour devenir « taxi amateur », les chauffeurs devront demander une autorisation individuelle aux autorités locales et avoir un casier judiciaire vierge. La rémunération ne pourra quant à elle pas dépasser un certain plafond qui reste encore à fixer.

Les professionnels du secteur évoquent une concurrence déloyale

Cette mesure, qui ne concernera que des « territoires ruraux à faible densité de population », est loin de faire l’unanimité. Les professionnels du secteur s’inquiètent de la mise en place d’une concurrence déloyale. « Si l'idée est de faire baisser le prix de la course, le gouvernement devrait plutôt alléger les charges qui pèsent sur les taxis ruraux. Et s'il s'agit d'augmenter l'offre de transport, alors il faut mettre en circulation de nouvelles licences », propose l’un d’entre eux aux Echos. Pour les rassurer, le gouvernement indique que ces taxis amateurs ne pourront pas transporter des malades. Les professionnels du secteur réalisent en effet 90 % en moyenne de leur chiffre d’affaires avec la Sécurité sociale. Une annonce qui ne rassure toutefois pas la profession.

 
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