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Des voitures électriques au même prix que les thermiques à partir de 2026 ?

Publié par le , Mis à jour le 10/05/2021 à 15:34

Alors que les bonus écologiques et autres aides à l'achat d'une voiture électrique doivent baisser à partir de cette année, la question qui se pose est la suivante : à partir de quand pourra-t-on s'offrir une voiture électrique au même prix que son équivalente à essence ? La parité est pour bientôt, selon l'ONG Transport et Environnement.

Comment acheter une voiture électrique sans bonus écologique ?

C’est aujourd’hui le principal problème pour acquérir une voiture électrique : le prix. Il est vrai que jusqu’ici, ce souci a été largement compensé par les aides gouvernementales à l’achat d’une voiture « verte ». Mais ces aides vont diminuer à partir de cette année, et devenir propriétaire d’une voiture plus propre va devenir plus coûteux.

Toutefois, pour aider un secteur automobile malmené par la crise sanitaire, et dont les ventes de voitures électriques font partie des rares signes d’optimisme, les aides ont été légèrement prolongées. La prime à l’achat pour un véhicule hybride ou électrique de 7 000 euros devait être réduite au 1er janvier : elle a finalement été prolongée jusqu’au 30 juin de cette année. 

De son côté, la prime à la conversion ne change pas non plus : elle reste de  3 000 euros (maximum) pour l’achat d’un nouveau véhicule thermique, et grimpe jusqu’à 5 000 euros pour un véhicule hybride ou rechargeable électrique (y compris véhicule hybride diesel, qui devaient normalement être exclus du dispositif). 

En revanche, à partir du 1er juillet, la prime versée pour l’achat d’un véhicule électrique de moins de 45 000 euros baissera de 1 000 euros, et passera donc à 6 000 euros, avant d’être à nouveau abaissée de 1 000 euros au 1er janvier 2022. 

À quand la parité de prix électrique/thermique ?

La question est donc la suivante : à partir de quand sera-t-il possible d’acheter un véhicule électrique sans aides, dans une fourchette tarifaire proche de celle des véhicules essence ? D'ici à la fin de la décennie vient de répondre l’ONG Transport et Environnement.

Selon cet organisme à but non lucratif, les citadines coûteront le même prix à produire que leurs équivalentes thermiques à compter 2027. Pour les berlines et SUV électriques, ce sera même un an plus tôt, dès 2026. À l’horizon 2030, l’ONG prévoit même qu’une voiture électrique coutera près de 20% moins chère que sa concurrente à essence. 

Comment cette égalité tarifaire pourra-t-elle être atteinte ? Grâce à la baisse du coût de production des batteries (de près de 60%) au cours de la décennie, répond l’ONG. C’est aujourd’hui cette technologie qui pèse le plus sur le prix d’achat d’une voiture électrique.

Baisse du coût des batteries et économies d'échelle

Une dynamique déjà perçue en fin d’année dernière dans un rapport de Bloomberg new energy finance (BNEF). Le cabinet de recherche stratégique a déjà chiffré la baisse cuût des batteries lithium-ion sur les dix ans écoulés : entre 2010 et 2020, leur prix a baissé de… 89%, passant de 1 100 dollars par kWh (kilowatt-heure) à 137 dollars/kWh. 

Cette diminution est rendue possible par le développement de nouveaux procédés chimiques pour alimenter les batteries, comme le lithium-fer-phosphate, qui existe déjà, ou encore les batteries à électrolyte solide qui figurent parmi les technologies annoncées d’avenir. Bien sûr, la baisse des coûts viendra aussi d’économies d’échelle : à mesure que la production augmentera, il sera possible d’automatiser les chaines de production des usines et de réduire les coûts fixes. 

Si cette baisse de coûts de production (et donc des prix à l’achat) se confirmait, il s’agirait d’une bonne nouvelle pour les automobilistes français et européens, puisque l’interdiction progressive des véhicules thermiques est d’ores et déjà annoncé.

La fin des voitures à essence en 2030 ?

Dans le cadre du vote de la loi Climat (qui arrive cette semaine devant le Sénat) les députés français ont déjà voté l’interdiction à la vente des voitures émettant plus de 123 g/km de CO2 d'ici à 2030 (soit toutes les voitures déjà soumises aujourd’hui à l’écotaxe).

De son côté, l’Union européenne vise l’interdiction totale à l’horizon 2035, avec des contraintes d’émissions de CO2 de plus en plus restrictives. Selon Bloomberg, les pays européens sont pour l’instant sur un bon rythme pour tenir ce délai, même si les pays nordiques devrait atteindre 100% de voitures électriques quatre ans avec le groupe « occidental » : France, Allemagne, Royaume-Uni. 

Pour les constructeurs, la course à l’électrique est donc lancée, avec au moins un défi d’ampleur à court et moyen terme : maintenir le rythme de leurs ventes malgré la fin des aides gouvernementales. Pour les États, ce sont les infrastructures, notamment le maillage en bornes électriques des territoires qui doit devenir prioritaire.

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