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Dieselgate : après Volkswagen, Renault et PSA, Fiat-Chrysler est également concerné

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Vous n'avez pas fini d'entendre parler du Dieselgate, ce fameux scandale lié à une importante fraude autour des tests de pollution automobiles. D'abord Volkswagen, puis Renault, PSA (Peugeot-Citroën-Opel) et maintenant Fiat-Chrysler (FCA), de nombreux constructeurs ont été mis en examen par le gouvernement français.

C'est au tour de FCA (Fiat-Chrysler) d'être concerné par le scandale du Dieselgate

En France, FCA est le cinquième groupe de constructeurs automobiles à être mis en examen en lien avec le scandale du Dieselgate. La répression des fraudes (DGGCCRF) mentionne que « le fonctionnement de certains organes de dépollution du moteur est modifié afin que les émissions de NOx (oxydes d'azote) soient en-dessous du seuil réglementaire ». Autrement dit, le groupe FCA aurait bel et bien fraudé concernant les résultats des émissions de particules polluantes de ses véhicules.

« Sans cette stratégie (…) les véhicules concernés n'auraient donc pas pu être homologués », explique l'autorité de contrôle, qui juge que ces « pratiques (…) ont trompé les consommateurs ». Et pour qu'une telle fraude soit possible, la DGCCRF affirme qu'une « chaîne hiérarchique de validation et une coordination entre plusieurs services » a dû être mise en place. En d'autres termes, cela n'a pu qu'être intentionnel.

De plus, FCA a été placé sous le statut de témoin assisté pour « entrave » à l'enquête, tel que l'a précisé l'AFP son avocat, Maître Alexis Gublin. Désormais sous contrôle judiciaire, le groupe doit verser une caution de 150 000 euros et mettre à disposition 200 000 euros de garantie bancaire.

FCA nie les accusations

De son côté, FCA nie les accusations, à l'image de Volkswagen, Renault et PSA. En effet, faire preuve de leur innocence est clé pour éviter un procès et une possible indemnisation de tous les propriétaires de véhicules, qui auraient été trompés. En effet, la cote des véhicules de ces derniers a chuté après que le scandale a été dévoilé. Cette mise en examen pourrait également mener à un procès qui, s'il aboutit à l'établissement d'une accusation, entraînerait une amende de plusieurs milliards de dollars pour les constructeurs de Fiat-Chrysler. La DGCCRF fait même mention d'une « amende maximale » de 9,6 milliards d'euros.

Stellantis, le groupe composé de PSA et FCA, qui ont fusionné début 2021, n'a pas tardé à réagir : « L'entreprise est fermement convaincue que ses systèmes de contrôle des émissions ont satisfait à toutes les exigences applicables entre le 1er septembre 2014 et le 15 mars 2017, et continuent de le faire, et attend avec impatience l'occasion de le démontrer. »

Dieselgate : un peu d'histoire

Volkswagen a été le premier groupe automobile à être concerné par le scandale du Dieselgate. À l'époque en 2015, il avait été estimé que plus de 11 millions de véhicules Volkswagen, Audi, Seat, Skoda et Porsche (des marques du groupe Volkswagen) étaient concernés. D'importantes enquêtes avaient été menées aux États-Unis et en Europe pour prouver la responsabilité du groupe dans cette affaire. Suite à différents procès, Volkswagen s'était vu infliger plusieurs amendes, sanctions et dédommagements pour un total de plus de 30 milliards d'euros. À leur tour, Renault, PSA et FCA risque d'avoir à régler une très importante note.

Quant au diesel, son avenir semble compromis : il pourrait être interdit à la vente en Europe aux alentours de 2035, de même que les motorisations à essence. L'objectif de l'UE est d'atteindre la neutralité carbone d'ici à 2050, et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de moitié d'ici à 2030. La voiture électrique devrait s'instaurer comme un standard de l'automobile d'ici là.

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