Assurance auto

En 10 ans, le nombre de dépistages aux stupéfiants a explosé

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Sécurité routière : moins d'alcool mais plus de drogues

En une décennie, le nombre de dépistages aux stupéfiants a été multiplié par 10. Alors que les forces de l’ordre avaient procédé à 37 500 contrôles en 2009, 340 000 ont été fait en 2018. Sur les tests effectués l’année dernière, 72 000 se sont avérés positifs.

Le nombre de contrôles positifs à l’alcool baisse, ceux aux stupéfiants augmentent

De plus en plus de stupéfiants au volant. Dans un rapport publié mercredi 10 octobre, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) détaille l’ensemble des infractions routière commises en 2018. Parmi elles, celles liées à l’usage de stupéfiants sur la route ont augmenté de 28 % par rapport à 2017. L’année dernière, 72 000 tests se sont avérés positifs, contre 56 000 en 2017.  Un niveau historique qui s’explique en partie par l’explosion du nombre de dépistages. En une décennie, les forces de l’ordre ont procédé à près de 10 fois plus de contrôles : 37 500 en 2009, 340 000 en 2018.

Ces chiffres mettent en exergue un inversement des pratiques. Si le nombre d’automobilistes contrôlés positifs aux stupéfiants augmente, celui des conducteurs au-delà des 0,5 g d'alcool par litre de sang a diminué de 4,2 %, soit 14 000 en moins. Logiquement le nombre de délits routiers liés à l’alcoolémie ont eux aussi diminué, passant de 123 926 en 2017 à 121 157 en 2018. Une tendance à la baisse qui s’observe depuis 2009 puisque les personnes en état d'ivresse ayant commis un délit routier sont moins nombreuses de 30 %.

Résiliation du contrat ou hausse des cotisations

Pour rappel, un automobiliste en état d’ivresse ou sous l’emprise de drogues encourt une amende, un retrait de points, voire une suspension ou annulation du permis de conduire. Les sanctions sont encore plus lourdes si le conducteur est contrôlé positif à l’alcool et aux stupéfiants. Pour ce qui est de l’assurance, la conduite sous l’emprise de stupéfiants, au même titre que la conduite en état d’ébriété, est un motif de résiliation de contrat d’assurance automobile. L’assurance peut sinon décider de revoir à la hausse les cotisations de 150 à 400 %.

 
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