Assurance auto

En France, on dénombre plus d'un million de véhicules d'époque, selon une étude de la FIVA

Publié par le , Mis à jour le 02/08/2021 à 15:43

La fédération internationale des véhicules anciens (FIVA) vient de livrer les résultats de son enquête sur le marché de la voiture ancienne en France. Des données bienvenues dans un contexte où ce segment semble bien résister à la crise.

Un marché enjoué, malgré la crise

Le salon Rétromobile, le rendez-vous des passionnés de véhicules anciens, n’a finalement pas eu lieu à Paris en juin dernier. En raison du contexte sanitaire, cet événement, qui se tient habituellement en février, avait d’abord été décalé de quelques mois, avant d’être définitivement reporté à 2022 (il s’agit de la première année manquée depuis la création, en 1976).

Toutefois, malgré l’annulation de la grand-messe, on peut dire que la voiture ancienne a bien résisté au virus. Plusieurs ventes aux enchères ont pu se tenir normalement, et l’indice du prix des véhicules de collection (Historic Automobile Groupe International, HAGI) est à un niveau historiquement haut.

Une autre tendance semble s’être poursuivie cette année, malgré la crise : l’engouement pour les « Youngtimers », ces véhicules encore trop récents pour être considérés comme étant de collection. Pour rappel, la définition de la Fédération française des véhicules d’époque (FVE) retient trois critères : l’automobile doit être dans son état d'origine, vieille de plus de 30 ans, ne plus être plus fabriquée, et parfaitement entretenue (la définition vaut aussi pour les deux-roues).

Pour ces modèles des années 1990 et du début des années 2000, on parle alors de « pré-collection ». Une aubaine pour les nouveaux passionnés, car, en plus de la dimension nostalgique, ces modèles se trouvent encore souvent à des prix plus abordables que leurs ainées. Et même les collectionneurs de voiture historiques s’y mettent : selon la Fédération Internationale des Véhicules Anciens (FIVA), 30% d’entre eux possèdent aussi un Youngtimer.

Une passion qui fait vivre d'autres activités

Cette donnée provient d’une vaste étude menée par la FIVA, qui permet d’en savoir davantage sur ce que représente ce marché et de dresser aussi un portrait-robot du collectionneur automobile. D’après cette enquête, on dénombre en France 400 000 collectionneurs, et 1 000 000 de véhicules anciens, soit 2,5% du parc roulant en France. Parmi eux, 400 000 disposent d’un Certificat d’Immatriculation de Collection. 

L’âge moyen d’une voiture d’époque est 52 ans (soit une sortie en 1969 pour les voitures, et en 1966 pour les motos). Au sujet de la répartition, 71% des véhicules d’époque sont des voitures, et 16% des véhicules d’époque sont des motos

Le marché en lui-même, autos et motos confondues, représenterait 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Dans un entretien récent à Assurland, Jean-Louis Blanc, le Président de Fédération française des véhicules d'époque, nous avait également appris que la filière maintenait 24 000 emplois en France.

De plus, la contribution des collectionneurs à l’activité touristique en France serait loin d’être négligeable : un tiers d’entre eux visitent des musés en lien avec leur passion, et passent en moyenne 4,3 nuitées hors de chez eux pour participer à des manifestations. 

Ces manifestations, à l’image du salon Rétromobile, rassemblent 65% des propriétaires, qui dépensent en moyenne 800 euros de droits d’entrée par an. Et 59% des propriétaires adhérent aussi à un club de véhicules d’époques, avec une inscription annuelle de 86 euros.

Le marché de l'occasion atteint un niveau historique

La voiture de collection représente une part minime des ventes de voitures d’occasion en France, et d’autant plus que les propriétaires préfèrent souvent conserver leur petit bijou le plus longtemps possible. Toutefois, les derniers chiffres communiqués montrent qu’il y pour les automobiles comme dans d’autres secteurs (vêtements, décoration, mobilier, loisirs…) une passion pour l’ancien, dopée également par la crise.

Au mois de juin, 585 744 transactions automobiles ont été enregistrées sur le marché de la seconde main, soit une hausse de 27,6% par rapport à juin 2019. Surtout, depuis janvier, la barre des 3 millions d’immatriculations a été dépassé (31,9% par rapport à l'an passé et de 9,1% par rapport à 2019). 

A titre de comparaison, également sur les six premiers mois de l’année, ce soit moins d’1 million de voitures neuves qui ont été immatriculées (922 844). 

Économisez jusqu'à 40% sur votre assurance auto

Grâce à Assurland.com, comparez gratuitement vos assurances personnelles en quelques minutes pour être protégé au meilleur prix !

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES

}