Assurance auto

Ethylotest, piétons : les nouvelles mesures de sécurité routière

Publié par le

Ces mesures doivent permettre de réduire la mortalité des piétons

Mardi 18 septembre, 3 nouvelles mesures de sécurité routière entrent en vigueur. Annoncées par le Premier ministre lors d'un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) en janvier, ces mesures visent notamment à renforcer la sécurité des piétons et à lutter contre la conduite en état d’alcoolémie.

Retrait de 6 points pour refus de priorité aux piétons

De nouvelles mesures de sécurité routière entrent en vigueur. La Sécurité routière a annoncé hier, mardi 18 septembre, la publication d’un décret instaurant 3 nouvelles mesures de sécurité routière. Issues du Comité interministériel de la sécurité routière de janvier dernier et annoncées par le Premier ministre, Edouard Philippe, ces mesures font partie d'un plan comportant notamment l’abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires. Mais alors, quelles sont celles nouvelles mesures entrées en vigueur le 18 septembre ?

Deux de ces nouvelles mesures visent à renforcer la sécurité des piétons sur les passages protégés. Si un automobiliste ne cède pas le passage à un piéton « s'engageant régulièrement dans la traversée d'une chaussée ou manifestant clairement l'intention de le faire », il se verra désormais retirer 6 points sur son permis de conduire. Auparavant, le Code de la route prévoyait un retrait de 4 points. Autre nouveauté, cette infraction peut dorénavant être constatée par vidéo-verbalisation. Ces mesures doivent permettre de réduire la mortalité des piétons. L’année dernière, en 2017, 519 piétons ont été tués dans un accident de la route. Parmi ces victimes, 325 sont décédées dans une agglomération, pour la plupart à la suite d’une collision avec une voiture.

Généralisation de l’éthylotests antidémarrage (EAD)

La troisième mesure entrée en vigueur concerne la lutte contre la conduite en état d’alcoolémie en visant à étendre le recours aux éthylotests antidémarrage (EAD). Dès le 1er janvier 2019, tous les automobilistes arrêtés avec un taux d’alcoolémie supérieur à 0,8 g/l et inférieure à 1,8 g/l seront « éligibles » à ce dispositif d’EAD. A la place d’une suspension de permis, l’automobiliste concernée pourra être autorisée à continuer à prendre le volant si son véhicule est équipé d’EAD. Une décision qui devra être prise par la Préfecture dans les trois jours suivant l’infraction. Ce dispositif d’éthylotests antidémarrage, installé à la charge du contrevenant, n’est pour l’instant proposés que dans les tribunaux de 4 départements (Nord, Marne, Drôme, Finistère). Sa généralisation doit permettre « d'éviter, par la rapidité de la décision, le déclassement causé par la perte du permis, notamment pour aller travailler. L'EAD est un outil reconnu contre la récidive d'alcool au volant », a expliqué le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe.

Les points retirés en cas d’infractions pourraient quant à eux être récupérés plus rapidement. C’est en tout cas la proposition faite par la sénatrice centriste Sylvie Goy-Chavent. Pour « imiter les effets pervers » de la nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h, la sénatrice a déposé une proposition de loi pour réduire de 6 à 3 mois le délai nécessaire pour récupérer un point, rapporte Le Parisien. Si cette proposition a déjà été cosigné par une centaine d’élus, il n’est pas certain que le gouvernement l’accepte.

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES