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Gare aux flashs en 2022 : 4 700 radars automatiques seront déployés partout en France

Publié par le , Mis à jour le 12/10/2021 à 13:21

La crise sanitaire et les restrictions de déplacements avaient fait oublier pour un temps les radars routiers, mais ils seront bien de retour et en nombre l’année prochaine : le gouvernement prévoit de déployer une nouvelle armada de radars en 2022. 

4 700 radars seront opérationnels fin 2022

C’est le projet de loi de finances de 2022, présenté fin septembre, qui contient le détail de ces nouvelles mises en service de radars. En tout, ce sont 4 700 équipements qui seront opérationnels sur tout le territoire d’ici au 31 décembre 2022. À cette date, seront actifs : 

  • 1 400 radars tourelles (sur pied) capables de flasher jusqu’à 32 véhicules simultanément, y compris pour un franchissement de feux rouges ou de passages à niveau. Mais 400 d’entre eux ne devraient être que des leurres, servant à dissuader les automobilistes de la moindre infraction. 

  • 800 radars fixes traditionnels (les fameux « boitiers » gris, les plus connus) 

  • 700 radars discriminants : ces nouveaux « flasheurs » peuvent distinguer le type de véhicule et de voie, et donc les infractions qui leur sont spécifiques. Ils peuvent aussi photographier l’avant et l’arrière des véhicules, et les distinguer.

  • 500 radars mobiles embarqués 

  • 400 voitures-radars banalisées, qui pourront être conduites par les forces de l’ordre, mais aussi des chauffeurs privés. Depuis le début de l’année, on en comptait déjà 385 dans l’Hexagone. Elles seront désormais présentes partout, mais incognito : leur flash n’est pas visible.

  • 500 radars urbains

  • 400 radars autonomes : ils fonctionnent grâce à des batteries et peuvent donc être déplacés facilement. 

  • 50 radars de passage à niveau

  • 50 radars tronçon, capables de calculer votre vitesse moyenne sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Pour finir, la possibilité d’installer des radars sur ponts à partir de 2023 serait également envisagée. À cette armée de nouveaux yeux s’est en plus déjà ajoutée la vidéo-verbalisation cet été, autour de Paris. Des caméras sont désormais capables d’identifier la vignette Crit’air des véhicules de la métropole du Grand Paris, et de les verbaliser s’ils circulent hors des zones autorisées.

Accidentalité en hausse, recettes en baisse

Comment expliquer un tel accroissement du parc des radars automatiques ? Cette recrudescence des contrôles semble être à la croisée de deux facteurs. D’abord, l’apparente remontée de l’accidentalité et de la mortalité routière.

Il faut dire qu’en la matière, il était difficile de faire mieux qu’en 2020 : en raison de la pandémie, les Français s’étaient bien moins déplacés, et le nombre de morts sur les routes avait diminué de plus de 21% par rapport à 2019.

Cette année, le nombre d’accidents est mécaniquement reparti à la hausse, par rapport à l’année dernière : +20% entre janvier et août. Mais si on prend comme référence une année plus « normale », par exemple 2019, le nombre d’accidents est en baisse de 5% sur la même période.

La sécurité routière ne peut donc pas être le seul argument déployé (lui aussi) par le gouvernement. En réalité, il faut aussi regarder du côté des recettes en baisse des radars. Toujours en raison de la pandémie, les radars rapportent de moins en moins aux caisses de l’État : 100 millions d’euros en moins depuis 2017, par rapport aux attentes pour 2022.

En cause, le Covid-19, bien sûr, mais aussi un certain nombre de « bugs » : en 2020, seulement 65% des automobilistes flashés ont finalement reçu une contravention dans leur boite aux lettres. Des anomalies bientôt corrigées par les radars de plus en plus sophistiqués qui seront bientôt au bord de nos routes (ou embarqués).

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