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L'Allemagne a voté pour la circulation des véhicules autonomes dès 2022

Publié par le , Mis à jour le 25/05/2021 à 18:07

C’est une date qui restera peut-être dans l’histoire automobile européenne, comme une première étape dans la démocratisation de la voiture autonome sur le Vieux Continent. La chambre basse du Parlement allemand (Bundestag) a voté pour la mise en circulation des véhicules sans conducteur à l’horizon 2022.

L'Allemange : en avance sur le futur ?

Pour ce faire, il faudra déjà que ce texte soit également voté en l’état par la chambre haute (le Bundesrat), peut-être d'ici à quelques semaines. Mais en la matière, on peut dire que la législation avait pris de l’avance outre-Rhin : les voitures autonomes y sont déjà soumises à des batteries de test depuis plusieurs mois. 

Dans une perspective futuriste, on pense bien sûr immédiatement aux répercussions de cette décision sur les voitures particulières, et sur le quotidien de chacun (arrêtera-t-on bientôt de conduire pour aller au travail ou pour faire ses courses ?). 

Toutefois, il semblerait que nous n’en soyons pas encore là. Pour le moment, ce sont davantage les entreprises privées qui se trouvent en pôle position pour développer cette nouvelle mobilité, avec en ligne de mire des services de livraisons pilotés par des intelligences artificielle.

Vous devriez donc voir arriver vos colis Amazon dans un véhicule autonome avant de pouvoir partir en vacances sans toucher le volant. Cette technologie pourrait également se déployer pour d’autres types trajets : navettes d’entreprise ou entre aéroports, distribution du courrier, transports sanitaires, aide à la mobilité des personnes âgées… le tout dans des zones géographiques prédéfinies.

Les constructeurs se préparent aussi

Toutes ces possibilités de circulations sont permises par le niveau 4 d’autonomie des véhicules, norme requise par la nouvelle loi allemande et établie par la Society of Automobile (SAE). À l’heure actuelle, aucune voiture particulière n’a atteint ce niveau d’autonomie. Pour que les particuliers deviennent de simples passagers de leur voiture, il faudra attendre le niveau 5 et vraisemblablement 2030.

Néanmoins, l’Allemagne se veut pionnière sur le sujet, et espère bien ouvrir la voie à la conduite autonome généralisée dans les décennies à venir. Dans cette optique, les constructeurs germaniques se préparent aussi : Volkswagen renforce par exemple son partenariat avec Microsoft pour développer des logiciels de conduite autonome. 

À cette fin, une trentaine de milliards d’euros devraient être investis par la firme dans les quatre prochaines années, et 11 000 personnes sont déjà à pied d’œuvre au sein d’un département dédié (Car. Software), lancé l’année dernière. Même ambition du côté de BMW, avec 10 000 développeurs déjà embauchés pour équiper d’iic la fin de l’année 2,5 millions de véhicules de son propre système d’exploitation : BMW OS 8.

À la clef, un positionnement sur un marché qui s’annonce juteux dans les années à venir : d’ici la fin de la décennie, les logiciels au sens large devraient représenter 60% de la valeur des véhicules, contre environ 20% aujourd’hui. Les fabriquer soi-même, soit avoir à passer par un fournisseur, apparait donc comme plus que judicieux.

En France, des expérimentations déjà en cours

De ce côté du Rhin, cette mutation de l’industrie automobile intéresse aussi : le groupe Stellantis (Peugeot, Citroën, DS) aurait déjà une longueur d’avance du fait de son partenariat ancien avec Waymo, société filiale de Google dédiée à la conduite autonome. 

Les pouvoirs publics français ne souhaitent pas non plus laisser passer le train. Une stratégie nationale a été adoptée en ce sens en fin d’année dernière, elle prévoit de poursuivre les expérimentations déjà menées depuis quelques années, et également des premières mises en circulation d’ici 2022.

Dans un premier temps, le transport des marchandises, les activités logistiques et les transports publics seront privilégiés pour les tests et un éventuel lancement sur les routes. À Rennes, par exemple un essai est déjà en cours avec une petite navette autonome qui permet de relier l’université Rennes 1. 

Le tout est piloté par l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), qui a lancé en 2019 un programme d’expérimentations : l’Evra (Expérimentation du véhicule routier autonome), qui fait collaborer constructeurs, startups, pôles de recherche et régies de transports publics.

Pour obtenir à terme le droit de rouler, ces véhicules devront sans doute obtenir, comme en Allemagne, une législation propre votée au Parlement. D’ici là, de nombreuses questions devront être posées, notamment sur la protection des données qui seront collectées par ces voitures de plus en plus intelligentes, mais aussi sur les responsabilités engagées en cas d’accidents… L’assurance de ces véhicules sera l’un des sujets majeurs.

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