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L'UE veut des normes plus strictes CO2, l'industrie auto pourrait en pâtir

Publié par le , Mis à jour le 14/09/2020 à 16:08
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L'UE compte encore durcir ses objectifs de réduction d'émissions de CO2

L'automobile est un secteur éprouvant déjà certaines difficultés économiques. Les causes sont multiples : pénalités écologiques, taxe carbone, malus, mais également crise de Covid-19, qui a engendré d'importants manques à gagner dans l'industrie auto. Et une autre mauvaise nouvelle vient de tomber pour le secteur : l'Union Européenne (UE) compte être toujours plus strict côté CO2. L'objectif pour 2030 a été passé de 40 % à 55 % de diminution des émissions.

L'UE veut atteindre ses objectifs de neutralité carbone

D'après une source européenne communiquée à l'AFP (Agence France Presse), l'objectif de réduction de gaz à effet de serre pour 2030 ne serait, non plus fixé à – 40 % tel qu'établi en 1990, mais à – 55 %. Le taux exact doit être révélé lors du prochain discours d'Ursula von der Leyen, présidente de la Commission Européenne au parlement européen sur l'état de l'UE, c'est-à-dire la semaine prochaine.

Ce nouveau palier se place dans la continuité du projet plus englobant de la loi climat. En effet, cette loi définit les objectifs de neutralité carbone de l'UE pour 2050. Autrement dit, l'Europe doit parvenir à absorber autant de gaz à effet de serre qu'elle en produit d'ici l'année 2050, grâce à des techniques de capture et de séquestration.

L'industrie automobile sera parmi les premiers secteurs concernés par les mesures contribuant à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Elle frémit déjà à l'idée de devoir se conformer à ces nouveaux objectifs. Il faut dire que ses contraintes sont déjà sévères et que l'UE veut faire figure d'exemple : barème WLTP (Worldwide Harmonised Light vehicle Test Procedure) réhaussé chaque année, bonus écologiques pour les modèles moins polluants...

L'industrie auto occidentale pourrait en souffrir

Les objectifs carbone de l'UE ont déjà fait mal à certains constructeurs n'ayant pas les moyens de s'adapter assez vite, d'investir des coûts en R&D suffisants pour répondre à ces besoins écologiques. Ces objectifs revus à la hausse, les conséquences risquent bien d'être funestes pour quelques marques, en particulier les plus petites. Rappelons également qu'en 2019, l'UE avait abaissé à 37,5 % son objectif de 40 % pour 2030 après moult protestations des constructeurs auto.

Par ailleurs et pour éviter de subir de nombreuses pénalités, de nombreux constructeurs misent sur l'électrification de leurs modèles. Certains constructeurs s'en sortent bien comme Peugeot et sa nouvelle e-208, qui rencontre un franc succès dans un contexte pourtant difficile. Mais d'autres y voient un angle de tir pour de nouveaux constructeurs tels que Tesla ou encore l'industrie automobile asiatique. Cette dernière ne profite pas de l'expérience centenaire de l'automobile occidentale mais pourrait bien se placer sur ce nouveau segment de l'électrique.

Environnement : les batteries pour la voiture électrique sont décriées

Pour autant, la voiture électrique n'est pas une solution si consensuelle. La fabrication d'une batterie au lithium est pour le moins polluante et, si la recherche sur les batteries solides avancent, l'heure n'est pas encore à sa généralisation. Et les investissements réalisés sur la voiture électrique par les constructeurs européens ne laisse que très peu de places à des investissements sur d'autres types de carburants.

Quelques constructeurs comme BMW étudient entre autres des carburants de synthèse, qui permettraient de faire circuler des véhicules sans profondément modifier les architectures actuelles comme l'imposent les motorisations électriques. Les constructeurs japonais et coréens, en particulier Toyota et Hyundai avancent quant à eux sur l'hydrogène.

Toujours est-il que les nombreux modèles électriques prévus à la production impliqueront nécessairement un recyclage de leurs batteries, une fois ces dernières arrivées en fin de vie. Un autre facteur polluant à prendre en compte mais n'étant guère comptabilisé dans les critères imposés par l'UE.

 
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1 RÉACTION
Erilou18000 15/09/2020 à 09:53
Décidément, les lobbys du tout électrique ont leurs entrées partout, quitte à dire et faire dire n'importe quoi pour faire avaler la pilule. Aujourd'hui, il n'est pas un scientifique sérieux qui accepte de dire que le CO2 est un polluant atmosphérique, alors qu'au contraire il est un élément essentiel à la vie sur terre, notamment pour le règne végétal. En outre, on en trouve en proportion infinitésimale dans l'atmosphère, moins de 1%. Enfin, il a été démontré qu'il n'est pour rien dans le réchauffement climatique et qu'il ne produit aucun effet de serre. Qu'importe, il faut comme pour le COVID que les peuples soient conditionnés à penser d'un seul élan, car ce qui compte c'est le business des grands groupes industriels américains qui nous injectent de force leur industrie soi-disant écologique. Pendant ce temps, on nous masque les véritables dangers des solutions de substitution sur le long terme, comme précisément le problème de recyclage des batteries et des terres rares dont elles sont constituées, ou des éoliennes en fin de vie et de leurs milliers de tonnes de béton ancrées dans le sol.

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