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La Ligue contre les violences routières lance un appel aux départements

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La question des 80 ou 90 km/h revient sur le devant la scène

Alors que l’Assemblée nationale examinera ce lundi 2 septembre un amendement pour assouplir la mesure des 80 km/h, la Ligue contre la violence routière met en garde les départements. A travers de nouvelles cartes publiées par le Journal du Dimanche, elle rappelle que la moitié des décès intervient sur à peine 15% du réseau routier.

« Ce qui fait le danger, ce n'est pas l'infrastructure, c'est le trafic », Chantal Perrichon

Le débat est relancé. Ce lundi 2 septembre, l’Assemblée nationale examinera un amendement visant à assouplir la mesure des 80 km/h. Déposé par La République en marche dans le cadre de l’étude du projet de loi d'orientation sur les mobilités, cet amendement souhaite laisser aux départements et aux maires la liberté de trancher. C’est dans ce contexte que le Journal du Dimanche révèle en exclusivité, avec Europe 1, 35 nouvelles cartes réalisées par la Ligue contre la violence routière. Ces dernières montrent que les accidents les plus graves ont majoritairement lieu sur les routes départementales les mieux entretenues mais aussi les plus droites. « Ce qui fait le danger, ce n'est pas l'infrastructure, c'est le trafic », insiste Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la Violence Routière.

Eviter un retour de la limitation à 90 km/h

En cartographiant les accidents de voitures survenus entre 2013 et 2017 dans 35 départements, l’association compte sensibiliser les élus locaux dont les territoires sont les plus accidentogènes. Le tout pour bien évidemment éviter un retour en arrière et donc le retour de la limitation à 90 km/h. « Ce n'est pas une menace aux élus locaux, mais vraiment un appel au bon sens » ainsi qu’à « la protection des Français », explique à France 2 Philippe Lauwick de la Ligue contre la violence routière.

Selon l’association et sa présidente, 206 décès ont été évités grâce à cette mesure en 2018. « Pour nous, la priorité c'est de poursuivre cette expérimentation qui devait aller jusqu'à fin juillet 2020 », rappelle Chantal Perrichon. Cette semaine, 4 000 courriers seront envoyés par l’association aux préfets, parlementaires et présidents de conseils départementaux. Un autre moyen de les alerter sur le sujet.

 
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