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La politique « anti-voitures » menée par Anne Hidalgo porte ses fruits

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Paris : avec Hidalgo, le trafic automobile a baissé de 19%

Anti-voitures, la politique écologique de la maire de Paris a eu des effets significatifs. Selon Les Echos, sous Hidalgo le trafic automobile a reculé de 19 %. Rien que sur l’année 2019 la baisse a été de 8 %. Une baisse record qui prend néanmoins ses racines bien avant son mandat.

Une baisse de trafic automobile record ?

Candidate à sa réélection à la mairie de Paris, Anne Hidalgo compte renforcer sa lutte contre la voiture. Pour convaincre les Parisiens qui ne le sont pas déjà, la maire socialiste devrait pouvoir s’appuyer sur un document de la direction de la voirie et des déplacements de la Ville révélé par Les Echos. Depuis son élection en 2014, le trafic automobile a reculé de 19 % dans la capitale. Rien que sur l’année 2019 la baisse est de 8,1 %. Un record depuis que sont effectués les comptages automatiques. « Il y a rarement eu une baisse aussi spectaculaire de circulation automobile dans une capitale. Surtout une année où il n'y a pas eu de grands bouleversements au niveau des transports en commun en Ile-de-France, à l'exception de la réorganisation du réseau de bus et de l'extension des lignes de tramway (T1 et T4) », indique au quotidien Sébastien Marrec, doctorant en aménagement et urbanisme à l'université Rennes II.

Moins de voitures mais plus d’embouteillages

Fermeture des voies sur berge aux voitures, aménagements des grandes places ou encore ouvertures de nombreuses pistes cyclables : l’équipe municipale a multiplié les initiatives et travaux pour diminuer la part de la voiture dans la capitale. Des travaux qui ont néanmoins eu un autre effet, la hausse des bouchons. Depuis le début de son mandat le niveau de bouchons a ainsi augmenté de trois points, d’après les données de Tom-Tom Index. Avec un niveau moyen de 39 %, Paris est de loin la ville française la plus embouteillée. Un point noir que ses opposants n’oublient pas de mettre en avant.

L’augmentation des embouteillages n’est néanmoins pas le seul argument que Rachida Dati ou encore Cédric Villani pourraient opposer à la maire sortante. Interrogé par Les Echos, Frédéric Héran, maître de conférences en urbanisme à l'Université Lille 1, rappelle que la baisse du trafic automobile n’a pas commencé avec Anne Hidalgo. « C'est la droite qui a commencé à lutter contre la voiture », souligne le chercheur. Ainsi, sous le mandat de Jean Tiberi, le trafic automobile avait déjà baissé de 9 %. Mais le record est à mettre à l’actif d’un autre édile, le mentor d’Anne Hidalgo. Entre 2001 et 2008, la politique menée par Bertrand Delanoë avait permis de réduire de 21 % ce trafic. Si l’on cumule l’ensemble des résultats depuis 1992, ce recul est de 52 %. Spectaculaire.

La diminution de la place de l’auto, une priorité en cas de réélection

La maire sortante compte en tout cas surfer sur ces bons résultats. Après avoir affirmé ne plus vouloir voir de véhicules diesel circuler dans Paris d’ici 2024, Anne Hidalgo propose une capitale « 100 % cyclable d'ici à 2024 ». Premier objectif : piétonniser le centre de Paris. Pour permettre aux habitants ou touristes de se déplacer, l’élue souhaite mettre en place une navette électrique reliant différents points du centre. Autre chantier : la transformation de l'Etoile et de la Concorde. Après la Bastille, Nation ou Gambetta, le secteur des Champs-Élysées pourrait subir un lifting. « Pour l'instant on n'est pas dans la fermeture complète des Champs-Élysées aux voitures mais on travaille avec le Comité des Champs-Élysées », a expliqué la candidate au micro de BFMTV. A terme, la Concorde deviendrait ainsi « quasi-piétonne ».

 
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