Assurance auto

La réforme du permis de conduire ne satisfait pas les auto-écoles

Publié par le , Mis à jour le 15/02/2019 à 15:14

Permis de conduire : la réforme passe mal auprès des auto-écoles

Le 2 février dernier a été remis au Premier ministre un rapport visant à améliorer les conditions d’obtention du permis de conduire. Si les pistes de réflexions n’ont pas encore été dévoilées officiellement, les auto-écoles sont d’ores et déjà montées au créneau. Une journée de mobilisation est ainsi prévue le 11 février prochain. 

Une « baisse drastique » du permis de conduire

En aout 2018, les députés LaRem Françoise Dumas et Stanislas Guérini avait été chargé par le gouvernement d'une mission parlementaire pour améliorer l’apprentissage de la conduite. Entendez par là revoir l’examen du permis de conduire. En France le permis de conduire coûte en moyenne 1 804 €, et peut même grimper à plus de 2 000 € dans certains départements. Un prix bien top élevé pour le président de la République, qui expliquait en novembre dernier vouloir une « baisse drastique ». Deuxième point à modifier selon Emmanuel Macron : améliorer les conditions d’obtention de cet examen en intégrant le Code de la route dans le cursus scolaire.

Ces deux objectifs ont-ils été entendu par les rapporteurs de la mission parlementaire ? Remis le 2 févier au Premier ministre, le rapport comprend plusieurs pistes de réflexions pour une éventuelle réforme. Si ces pistes n’ont pas encore été dévoilés, certaines font déjà bondir les auto-écoles. Le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) et l’Unidec ont ainsi appelé à une journée de manifestation lundi 11 février afin de bloquer le périphérique parisien. Mais quels sont ces critiques ? Les syndicats craignent en premier lieu que ces pistes favorisent les nouvelles auto-écoles. Les auto-écoles dématérialisées en somme. Selon certaines fuites, le gouvernement souhaiterait notamment supprimer l’agrément départemental nécessaire aux auto-écoles pour exercer afin de de le remplacer par un agrément national. Cette mesure permettrait dès lors aux plateformes telles qu’Ornikar ou En voiture Simone d’exercer sans être physiquement liées à un territoire.

Désaccord sur la volonté de réduire les délais d’inscription

Second point de blocage : la possibilité pour les candidats au permis de conduire de s’inscrire eux-mêmes à l’examen du permis. Actuellement ce sont les auto-écoles qui décident si un candidat est apte ou non à se présenter. « C’est prendre le risque de voir des personnes mal formées s’inscrire et prendre des places d’examen dont le nombre est déjà compté », explique le CNPA.

Du côté des plateformes en lignes et associations de consommateurs cette option serait pourtant la bonne. Alors que les premiers pointent du doigt le délai d’attente pour repasser le permis de conduire, les seconds évoquent les dérives de nombreuses auto-écoles qui surfacturent ou ne respectent pas la réglementation. A l'inverse, les associations saluent une ouverture à la concurrence afin de trouver de meilleurs prix. Autant d’avis divergents qui promettent de long débat sur cette future réforme.

 
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