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La SNCF vend Ouibus à BlaBlaCar

Publié par le , Mis à jour le 13/11/2018 à 14:59

Covoiturage : Ouibus a été vendu BlaBlaCar

Illustre acteur du covoiturage, BlaBlaCar continue à se développer. En effet, l’entreprise spécialiste du covoiturage vient de faire l’acquisition de Ouibus, le service de cars longue distance de la SNCF. Largement déficitaire depuis son lancement en 2012, l’entreprise va devoir composer avec un plan social portant sur 102 emplois. Coup de projecteur.

Ouibus a perdu 35 millions en 2017

Leader européen du covoiturage, BlaBlaCar est entré en négociations exclusives avec la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) pour d’une part l’acquisition à 100 % de Ouibus et d’autre part l’entrée de la SNCF à son capital.

En outre, cette opération donne lieu à une levée de fonds d’un montant de 100 millions d’euros par BlaBlaCar. Toutefois, la part de capital acquise par la SNCF demeure « très minoritaire », selon le cofondateur et directeur général de BlaBlaCar, Nicolas Brusson. De plus, la SNCF siègera à son conseil d’administration en qualité de simple observateur.

S’agissant de Ouibus, la prise de contrôle par BlaBlaCar est totale. Elle concerne effectivement l’ensemble du management et des actifs de l’entreprise spécialisée dans les cars longue distance. On rappellera que, l’année dernière, l’ancienne filiale de la SNCF a perdu la bagatelle de 35 millions.

Un plan de sauvegarde de l’emploi annoncé

En même temps que l’annonce de ces négociations exclusives, Ouibus a fait savoir à ses salariés qu’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) avait été ouvert. Il concerne 102 emplois pour des effectifs estimés à 230 salariés. D’après Roland de Barbentane, directeur général de Ouibus, les employés concernés, des conducteurs pour l’essentiel, seront reclassés au sein de la SNCF et de ses filiales.

Secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun a exigé qu’aucun salarié de Ouibus ne fasse l’objet d’un licenciement, critiquant au passage le « développement du mode routier polluant au détriment des trains d’équilibre du territoire ».

Le syndicat Unsa-ferroviaire, quant à lui, a évoqué l’« équilibre économique des conventions TER » et l’impact que pourrait avoir cet accord conclu entre la SNCF et BlaBlaCar au sujet de Ouibus. Et la section de l’Union nationale des syndicats autonomes d’exiger des « propositions de reclassement » pour l’ensemble des salariés.

 
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