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La voiture autonome, ce n'est pas pour demain

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Le développement de la voiture autonome prend du retard

Constructeurs et entreprises de la « tech » sont de plus en plus nombreuses à faire marche arrière. S’il y a encore quelques mois les annonces d’une prochaine commercialisation de voitures autonomes se succédaient, force est de constater que son développement prend du retard. Pour John Krafcik, patron de Waymo, cette technologie pourrait ne jamais exister comme nous l’imaginions.

Au volant d’un simulateur pour reprendre le contrôle

Le sujet ne date pas d’hier et pourtant la mise sur le marché de la voiture autonome n’est pas encore pour tout de suite. Concentrant les efforts, espoirs et rêves des constructeurs et autres entreprises de la « tech », la voiture autonome est plus longue que prévu au démarrage. John Krafcik, le patron de Waymo, la filiale de Google en charge de cette technologie prévient même qu’elle pourrait ne jamais rouler comme nous aurions pu l’imaginer : « Il faudra des décennies avant que les voitures autonomes ne sillonnent les routes [...] et elles ne pourront pas, dans certaines conditions, se conduire seules ».

Si de nombreux constructeurs et entreprises, dont Waymo fait partie, annonçaient il y a encore peu de temps être en capacité de commercialiser ce type de véhicule d’ici quelques années voire quelques mois, la réalité est tout autre. Parmi les nombreux facteurs pouvant expliquer cette situation, les aléas de la route. Comme l’explique Franceinfo, piétons, scooters et autres chaussées déformées mettent à mal le développement de la conduite autonome. A tel point que face à ces situations, un homme devra prendre le relais à distance. Imaginez dès lors une personne installée dans une salle au volant d’un simulateur, prêt à prendre le contrôle du véhicule au moindre problème. Un point qui soulève quelques questions et notamment une sur la pertinence des niveaux d’automatisation de la conduite. Pour rappel, il existe 5 niveaux, le dernier (le 5e) prévoyait alors une autonomie totale et donc que le véhicule puisse voyager partout, dans n'importe quelle condition.

Des craintes de piratage du véhicule

Le principal frein au développement de cette technologie serait donc la sécurité. Un point cristallisant toutes les craintes des constructeurs. Outre le fait que la voiture devienne incontrôlable ou qu’elle finisse par percuter un piéton (comme cela avait été le cas à Tempe, en Arizona, en mars 2018), la crainte d’un piratage de la machine est également en train de faire surface. Le 25 juillet dernier, l’association américaine Consumer Watchdog publiée ainsi un rapport mettant en garde contre le risque de détournement des véhicules sans chauffeur. Consultés par l’association, des lanceurs d’alerte préconisent la création d’un « kill switch », c’est-à-dire un bouton d’arrêt.

Pas de véhicules individuels mais des navettes collectives

La voiture autonome est-elle donc sur le point de devenir une chimère, un conte servant à faire rêver les enfants, comme l’avait été avant elle la voiture volante ? En avril dernier, Elon Musk, patron de Tesla, promettait dans « un an ». Une année pour avoir « des millions de voitures avec conduite autonome, logiciel autonome, tout ». On l’aura compris, Elon Musk est bien trop optimiste. Tesla n’est pas la seule entreprise dans ce cas. En 2016, Uber avait évoqué la mise en service de 13 000 voitures autonomes en 2019. Nous y sommes et force est de constater que ces prévisions n’ont pas été respectées. Pourtant certains véhicules autonomes sont déjà en service, notamment à Lyon. Si le véhicule individuel n’est pas pour demain, la navette collective, suivant un trajet prédéfini, devrait se développer très prochainement dans de nombreuses villes.

 
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