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Le marché auto français est en baisse, sauf pour l'électrique

Publié par le , Mis à jour le 04/02/2020 à 11:02

La Renault ZOE est le troisième modèle le plus vendu en janvier 2020 toutes catégories confondues

Après un très fort dynamisme en décembre 2019 (+ 27,7 %), le marché automobile a accusé d'un repli notoire de 13,4 % en ce début d'année 2020. En cause : la mise à jour de différents barèmes, taxes et du malus écologique. Ces derniers sont plus sévères et pénalisants pour les véhicules de gros format.

Année 2020, nouvelles normes et taxes : le marché auto français est chamboulé

Le nouveau barème du malus écologique auto et la nouvelle règle européenne sur les émissions des constructeurs (95 grammes de CO2 par kilomètre en moyenne sur l'ensemble de la gamme) n'ont pas été sans impact sur le marché automobile. En France, il a reculé de 13,44 % par rapport à l'année dernière pour réaliser un total de 134 232 unités vendues, d'après les données publiées par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) ce samedi.

Selon Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile, les « changements de normes » et « immatriculations tactiques » des constructeurs « créent des distorsions sur le marché qui rendent les chiffres difficilement analysable ». En effet, certains constructeurs ont avancé les immatriculations de certains de leurs véhicules afin d'éviter qu'ils ne soient pénalisés par les nouveaux barèmes. Cela concerne bien évidemment les véhicules plus polluants et corrélativement de plus gros format. Le directeur de l'Observatoire ajoute : « Si on sort de ces hausses et contrecoups artificiels, la dynamique du marché français reste quand même extraordinairement bonne ».

Les constructeurs français moins impactés que les constructeurs de modèles « premium »

De facto, on constate que les constructeurs français sont moins touchés par ces fluctuations du marché. Ces derniers sont moins placés sur des segments plus haut-de-gamme aux véhicules plus lourds et polluants. Ainsi, le groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS Automobiles, Opel) observe un léger repli de 5,9 % (51 620 immatriculations en janvier). PSA avait « moins besoin que d'autres de faire jouer des immatriculations par anticipation », analyse Flavien Neuvy. Le groupe Renault (Renault, Dacia, Alpine) a quant à lui éprouvé quelques difficultés, avec une baisse de 17,5 % de ses ventes (29 749 immatriculations).

Ce sont donc bien les marques de modèles « premium » qui ont le plus été pénalisées par ces nouvelles normes et règles. Le groupe Daimler (Mercedes, Smart) a par exemple chuté de 48,9 % ; BMW est également en baisse de 17,3 %. Le groupe Volkswagen (VW, Audi, Seat, Porsche, Skoda, Lamborghini, Bentley), bien implanté sur le marché français, ne chute « que » de 16,7 % (14 799 immatriculations). Fiat-Chrysler, en cours de fusion avec PSA, est en très net recul, à – 37,7 %. Du côté des constructeurs japonais, la tendance est inverse : Nissan accuse d'une hausse de 28,2 % et Toyota de 15,2 %.

Les marchés de la voiture électrique et de l'hybride rechargeable sont en hausse

Mais en ce mois de janvier 2020, ce fut plus particulièrement le marché électrique qui fît preuve d'une santé détonante avec pas moins de 10 952 immatriculations, soit plus de 8 % des ventes ! En janvier 2019, les électriques ne représentaient que 2 % des ventes de véhicules neufs. D'ailleurs, on a pu constater le phénomène inverse à celui des véhicules concernés par le nouveau malus : certains constructeurs ont intentionnellement retardé les immatriculations de modèles électriques pour limiter, voire éviter les pénalités constructeur.

Et la grande favorite de ce marché électrique est la Renault ZOE (NDLR : la ZOE n'existe qu'en électrique), qui se hisse à la troisième marche du podium des ventes tous modèles confondus avec un total de 5 331 unités vendues. En tête, on trouve la nouvelle 208 de la marque au lion (9 463 immatriculations) puis la Clio V (5 524 immatriculations).  À savoir que la ZOE était déjà le modèle électrique le plus vendu en 2019.

Enfin, l'hybride rechargeable est lui aussi dynamique, avec plus de 3 700 immatriculations, soit 2,8 % des ventes. L'électricité semble attirer toujours plus de consommateurs français !

 
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