Assurance auto

Le secteur automobile mondial freiné par une pénurie de puces électroniques

Publié par le , Mis à jour le 10/02/2021 à 12:25

Le secteur automobile mondial fait face à une pénurie de pièces électroniques depuis quelques semaines. À tel point que Renault et PSA ont dû ralentir leur production. Une mauvaise nouvelle pour un secteur qui souhaitait se relancer cette année, mais aussi pour les primes d’assurance auto, qui risquent d’augmenter prochainement en raison du coût croissant des pièces détachées. 

Pénurie électronique

Nous avons évoqué il y a quelques semaines les problèmes d’acheminement des pièces détachées pour vélos, qui risquent fortement de renchérir le coût des bicyclettes dans les mois qui viennent, alors que la demande ne faiblit pas. De la même façon, une pénurie de composants se fait également jour depuis peu dans le secteur automobile, et risque là aussi de pénaliser la production.

Cette disette concerne les semi-conducteurs, des matériaux nécessaires à la production de puces électroniques. Elles ont beau être minuscules, et peser bien peu face aux nombreuses pièces d’assemblage qui composent une voiture, elles déstabilisent déjà l’industrie automobile du monde entier.

Renault, PSA, Ford, Audi et Volkswagen marquent le pas

Pour l’heure, la principale pénurie concerne les semi-conducteurs nécessaires au fonctionnement des airbags et du système de freinage. Et le maque de ce petit grain de sable a déjà grippée les chaines de production d’usines entières : Renault a suspendu le 8 février sa production pour deux jours dans son usine de Sandouville (Seine-Maritime), et pourrait ralentir également le rythme à Sochaux (Doubs), Mulhouse (Haut-Rhin) et Rennes (Ille-et-Vilaine). De son côté, PSA est contraint d’ajuster également au jour le jour sa production.

À l’étranger, la disette de puces fait également ses premières victimes. Ford anticipe par exemple 10 à 20% de pertes de production dans les semaines à venir, et, outre-Rhin, Volkswagen a déjà renoncé à sortir de ses usines 100 000 véhicules. Audi a dû mettre 10 000 salariés au chômage technique. Tous craignent que la pénurie puisse durer jusqu’à cet automne et son déjà obligés de revoir leurs objectifs à la baisse !

Les puces électroniques ont de nouveaux clients

Difficile dans ce contexte d’imaginer que 2021 puisse être la grande rédemptrice d’un secteur auto sinistré par la pandémie de Covid-19. Alors qu’il espérait relancer sa production à un bon rythme, ce dernier se voit une nouvelle fois rattrapé par une crise sanitaire qui n’en finit pas. Les confinements de l’an passé ont en effet fortement à voir avec la carence de composants.

Leurs fabricants, principalement basés en Asie, auraient en effet réorienté leur production vers des industries plus rentable. L’année dernière, le nombre de véhicules écoulés s’est écroulé : la France a perdu un quart de ses ventes par rapport à 2019, tout comme l’Europe dans son ensemble. Les constructeurs auto ont moins vendus et moins construit, la demande de pièces détachées a donc logiquement faibli elles aussi. 

Pour maintenir leur activité, les producteurs de semi-conducteurs et de micropuces se sont donc tournés vers de nouveaux clients : notamment les industries de l’électroménager, des serveurs (en vue de la généralisation de la 5G), ou encore des consoles de jeux-vidéos, qui s’est lui plutôt bien porté l’année dernière.

Un parc auto toujours plus cher à assurer

Le problème posé est donc celui d’un mauvais ajustement de l’offre et de la demande. S’il pourrait se résoudre à moyen-terme, il interroge fortement le fonctionnement de nos chaines de production internationales, et la nécessité de peut-être relocaliser certaines activités. Notre économie n’a en effet jamais eu autant besoin de ces pièces électroniques, et en particulier un secteur automobile, parti pour s’électrifier tout au long de la décennie à venir.

Aussi, l’épisode de disette actuel pourrait contribuer à renchérir lui aussi le cout des pièces détachées automobiles, qui ne cesse de croitre depuis des années, avec une forte incidence sur le prix des assurances auto. Entre 2019 et 2020, l'inflation du prix de l’ensemble des pièces a été de 4,4 %, d'après les chiffres de la SRA (Sécurité et réparations automobiles) provenant de la FFA (Fédération Française de l'Assurance). 

Cette inflation traduit la montée en gamme du parc automobile français, qui devient donc de plus en plus cher à assurer. À tel point que la hausse du prix des composants fait déjà craindre aux spécialistes une hausse des primes auto en 2022. Pour savoir si les tarifs d'assurance auto sont déjà impactés ou non par ces événements, n’hésitez pas à les comparer dès maintenant en ligne.

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