Assurance auto

Les assureurs souhaitent avoir accès aux données des véhicules autonomes

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Les assureurs veulent avoir accès aux données des boites noires des véhicules autonomes

Bien que satisfaits que les textes actuels sur l’assurance automobile soient adaptés aux voitures autonomes, les assureurs ont quelques réclamations. Ils souhaitent notamment avoir l’accès aux données des véhicules en cas d’accident.

Les assureurs rassurés par les textes qui régissent l’assurance auto

Accès ou non ? A l’occasion d’une conférence organisée par la Fédération française de l'assurance (FFA) et l'institut Vedecom, les assureurs ont évoqué un sujet qui suscite de nombreuses questions : la voiture autonome. Inéluctable, imminente ; la voiture sans chauffeur arrive bientôt en France. Le gouvernement a récemment donné sa feuille de route et envisage de faire rouler les véhicules autonomes sur les routes Françaises à partir de 2020. En, certains points, qu’ils soient législatifs ou réglementaires sont à faire évoluer. Mais qu’en est-il de l’assurance justement.

Premier constat, les compagnies d’assurance s’avèrent rassurées sur un point. Les textes actuels de l’assurance auto (Code des assurances et directive européenne), conviendraient à ce type de véhicules. Et ce qu’ils soient entièrement automatisés, ou tout juste partiellement.  « Il n'y a pas une virgule à changer pour que l'objectif du législateur qu'il y ait toujours une assurance qui puisse indemniser les victimes soit respecté », a détaillé Stéphane Penet, directeur des assurances dommages et de responsabilité à la FFA.

Un accès aux données, sans le consentement du conducteur

Si les assureurs se réjouissent sur un point, ils ont tout de même quelques inquiétudes et préoccupations. La principale d’entre elles concerne la responsabilité. Lors d’un accident, qui est responsable ? Pour les assurances, la principale interrogation concerne le mode autonome. Pour elles, il est indispensable de savoir si lors d’un sinistre auto, le mode autonome était, ou non, enclenché. Pour Bernard Spitz, président de la FFA, il existe une solution. Un moyen simple de savoir si ce mode était activé. « Il nous semble que toute délégation de conduite doit impliquer la présence d'un Event Data Recorder [un enregistreur de données, NDLR] standardisé », a-t-il expliqué. Enregistrer les données donc, mais surtout que ces dernières soient communiquées aux assureurs. Ces derniers réclament un accès gratuit, fluide et sans le consentement du conducteur ».

 
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